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    Conjoncture économique : effet durable de la crise

    28 octobre 2014

    Le manque de dynamisme du commerce international et le mauvais état de santé des finances publiques retarde la reprise. En France, l'année 2014 devrait se conclure par une croissance estimée à 0,4% comme en 2012 et 2013. L'absence de rebond significatif s'est traduite par un attentisme persistant des entreprises et des ménages. 2015 devrait être plus dynamique.

    Ralentissement du commerce mondial

    Que ce soit dans les pays développés ou dans les pays émergents, l'état des lieux dressé avant l'été s'est détérioré. Les prévisions de croissance mondiale du FMI sont passées de 3,7% à 3,3% pour l'année 2014 et de 4,0% à 3,8% pour 2015. Les politiques publiques peinent à relancer les économies nationales tout en contenant les dettes. Signe de la persistance de la crise, le commerce international, comme le souligne l'OMC, est loin des performances des vingt dernières années. Les échanges mondiaux y évoluaient à un rythme (6%) double de celui du PIB (3%). Depuis 2012, le commerce mondial évolue comme le PIB.

    Légère reprise de l'activité en 2015

    En France, le taux de croissance du PIB stagne depuis 2012 à 0,4%. Dans le cadre de la préparation du budget 2015, le Ministère des finances table sur un rythme de 1,0% en 2015, l'hypothèse retenue par les services économiques des grandes banques françaises étant de 0,8%. Sur le plan sectoriel, l'activité industrielle, après avoir régressé, se stabilise tandis que celle de la construction se dégrade pour la troisième année consécutive, les services progressant autour de 1,5% par an. L'atonie de l'économie se traduit par un recul de l'investissement des entreprises (-0,6% en 2013 et 2014).

    Amélioration du pouvoir d'achat

    Le ralentissement de l'activité en 2012-2014 entraine une baisse de l'emploi dans le secteur privé qui devrait s'accentuer au deuxième semestre 2014, notamment pour les emplois intérimaires. L'emploi aidé compenserait cependant ce repli. Le taux de chômage reste en légère augmentation, se situant à 10,3% en fin d'année 2014. L'augmentation des salaires, basée sur un niveau d'inflation plus fort que prévu lors des négociations, a favorisé une certaine amélioration du pouvoir d'achat. La hausse des impôts et des cotisations sociales (+2,7% en 2014 après +4,2% en 2013, selon l'INSEE) a néanmoins modéré la progression du pouvoir d'achat pour les ménages.

    Chiffres clés de l'économie français entre 2011 et 2014

    Evolution trimestrielle et annuelle des grandes valeurs économiques : PIB, consommation des ménages, investissements des entreprises et des ménages, Importations et exportations, inflation et taux de chômage