Gestion quotidienne & pilotage stratégique :
éliminez vos doutes, contactez un expert SVP

  • Téléphone
  • App mobile
  • Ordinateur

    Coup d'arrêt sur les prix du pétrole en juin

    17 juillet 2018

    Les prix des pétroles bruts ont ralenti leur progression. Pour le mois de juin 2018, la cotation moyenne mensuelle du baril de Brent de la mer du Nord est de 74,04$, après avoir atteint 76,98$ en mai 2018. Du point de vue des prévisions, elles sont plutôt pessimistes jusqu'en 2019, l'OPEP estimant que la croissance de la consommation mondiale de pétrole devrait ralentir sur les prochains mois.

    Volonté des Etats-Unis de perdurer la hausse sur le baril de Brent

    En juin 2018, la cotation moyenne du baril de Brent a atteint 74,04$. Sur un an, l'évolution est marquante avec une hausse de +60,4%. La décision américaine d'isoler l'Iran sur le plan pétrolier a fait grimper les prix du pétrole à hauteur de 79$ le baril en ce début du mois de juillet, faisant écho à notre précédente note relative à la menace du retour d'un baril de pétrole proche des 100$. Le contexte géopolitique et les positions américaines de Donald Trump appellent à se demander si le pétrole ne serait pas le prochain terrain de guerre du président américain, avec en ligne de mire la critique de l'accord entre la Russie et l'Arabie Saoudite.

    Le pétrole comme arme de guerre commerciale ?

    Il n'y a pas un jour sans que la guerre commerciale opposant les États-Unis au reste du monde ne fasse pas l'objet de craintes et d'inquiétudes au sein de la communauté internationale. Dernièrement, le Président américain, Donald Trump, a annoncé que l'Arabie Saoudite a volontairement augmenté sa production pétrolière dans le but de faire baisser le prix du pétrole qui s'approchait à grand pas des 80$ le baril, le Roi Salmane d'Arabie Saoudite réfutant que sa réserve de pétrole n'est utilisée qu'avec prudence afin d'assurer l'équilibre du marché et surtout de répondre à la demande mondiale. Dans les faits, les spécialistes s'accordent à reconnaître que la stratégie russo-saoudienne n'est autre qu'un coup de frein aux ambitions américaines alors que les décisions de sanctions sur les consommateurs de pétrole iranien s'apparentent plus une arme commerciale visant à déstabiliser les pays émergents.

    Une demande de pétrole attendue à la baisse pour 2019 selon l'Opep

    Concernant les tendances récentes, dans son dernier rapport mensuel, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévoit une baisse de la demande pour son pétrole brut dès 2019 en raison d'un ralentissement de la croissance de la consommation de pétrole et d'une hausse des extractions de ses concurrents, avec en ligne de mire les États-Unis, laissant supposer le retour d'une offre de pétrole brut excédentaire malgré l'accord d'encadrement de la production précédemment conclu.

    En effet, l'Opep estime que la demande mondiale de pétrole brut couverte par ses pays membres sera en moyenne de 32,18 millions de barils par jour en 2019 l'an prochain, soit 760.000 barils par jour de moins qu'en 2018. La perspective d'une baisse de la demande de pétrole brut permettrait à l'organisation de faire face à toute poussée inattendue de cette même demande. Selon le rapport : " Si l'économie mondiale enregistre une performance meilleure que prévu, entraînant une croissance plus forte de la demande de brut, l'Opep continuera d'avoir suffisamment de stocks pour assurer la stabilité du marché pétrolier ".

    Cette lettre est réalisée par : Kader Berachoua, Stéphane Chen

    Les articles des experts SVP sur le même thème :