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    Croissance, modeste, mais croissance.

    24 avril 2013

    L'activité économique de la France apparaît meilleure que prévue. Le spectre de la récession s'éloigne. Toutefois en ces temps d'incertitude, les prévisions économiques sont à prendre avec précaution. Les Etats européens et la Banque Centrale européenne ont réussi à repousser le risque d'une crise majeure malgré la mauvaise situation des pays du Sud de l'Europe (Italie, Espagne, Portugal et surtout Grèce).

    L'activité des entreprises soutenue par l'export

    En 2011, les entreprises ont augmenté de plus de 4% leurs investissements. Pour 2012, la persistance des turbulences financières et la faiblesse de la croissance (+0,2% prévue en 2012 contre +1,7% en 2011) retardent la réalisation d'investissement. En effet, les chefs d'entreprises, même dans les services, jugent, pour le moment, les perspectives d'activité encore peu encourageantes sauf pour la grande exportation.

    Epargner avant de consommer

    L'environnement économique et la montée du chômage poussent les ménages à favoriser l'épargne de précaution. Le taux d'épargne reste élevé avec près de 17% du revenu disponible non consommé. Dans ce contexte de faible confiance, les dépenses de consommation progresseraient de 0,2% en 2012 contre 0,3% en 2011. Par ailleurs, la hausse des prix de l'énergie pénalise les autres dépenses. Les achats de logements, peu favorisés par le niveau des prix de l'immobilier et les conditions de crédit, quant à eux, ne progresseraient que de 0,7% en 2012. L'année dernière, les signes de reprise perçus en début d'année avaient favorisé ces investissements qui ont augmenté de 2,6%.

    Inflation au plus haut

    Les hausses des cours des matières premières, en particulier pour les produits alimentaires et le pétrole, ont un impact très fort sur les prix à la consommation. La tendance de l'inflation reste élevée, avec environ 2% pour 2012 soit moins qu'en 2011, où le rythme a atteint +2,5% en fin d'année.

    Recul de l'emploi

    Reflet de la faiblesse de la croissance, le marché du travail demeure terne. Les pertes d'emploi et l'augmentation de la population active se traduisent par un taux de chômage autour de 10% en 2012. Les emplois les plus affectés se trouvent dans l'industrie, sauf dans l'aéronautique, la construction et dans l'intérim.

    Poursuite du décalage entre salaires et inflation

    Les salaires restent pénalisés par le chômage et l'inflation. Leur progression (+2,5% en 2011) provient surtout de l'impact progressif de l'inflation. Cependant dans un contexte d'accélération de l'inflation, les salaires réels, après prise en compte de celle-ci, restent relativement stables. L'accentuation de la crise au deuxième semestre 2011 risque de pénaliser l'attribution de primes en 2012.

    Environnement mondial favorable à la grande exportation

    La croissance mondiale atteindrait 2,6% en 2012. La situation est très contrastée. La zone euro, reste fortement pénalisée par la récession dans plusieurs économies comme le Portugal, l'Espagne et surtout la Grèce. En dehors de l'Europe, les conditions sont meilleures. La croissance du produit intérieur des Etats-Unis progresserait de 2,3% en 2012. L'activité au Japon serait portée par l'effort de reconstruction suite au tsunami de mars 2011. Les marchés des pays émergents continueraient de croître mais à moindre rythme en raison de la crainte d'emballement inflationniste. Les prévisions de croissance des exportations françaises sont de +2,7% en 2012.