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    Développement durable : quelle est la place de l'assurance?

    19 mars 2008

    D’après la Commission Mondiale sur le Développement et l’Environnement des Nations Unies de 1987, le développement durable est « un concept de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

    Et sur ce vaste programme, l’assurance est partie prenante à 3 niveaux.

    En premier lieu, le réchauffement climatique et par conséquent les catastrophes naturelles sont un fléau contre lequel la profession doit activement s’armer.

    Par ailleurs, tous les progrès technologiques liés à la sauvegarde de la planète, tels que l’énergie renouvelable, ou les produits biodégradables sont autant de matières assurables, dont la couverture nécessitera d’importants calibrages et arbitrages.

    Enfin, la constante amélioration de la durée de vie, qui impacte directement les conditions sociales de vieillissement de la population, touche directement le secteur de l’assurance. Aussi cette dernière est-elle le terrain de confrontations entre notions de retraite, santé et dépendance, à soutenir face aux freins du développement socio-économique que sont le coût de la vie ou le chômage, à combattre.

    Une mobilisation déjà ancienne

    Dans sa globalité, la profession s’est penchée sur le problème il y a maintenant de nombreuses années.

    Ainsi, depuis la création en 2000 de la « Mission Risques Naturel (MRN) », la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA) a créé en mai 2006 un groupe de travail sur le développement durable, une édition des « entretiens de l’Assurance » intitulée « l’Assurance et la planète » en 2007, sans parler de sa participation active au groupe de travail interministériel sur les effets du changement climatique ou encore au Conseil National du Développement Durable (CNDD).

    La concrétisation sur le terrain

    Si l’action consistant avant tout à changer les comportements reste complexe, nous voyons que les instances fédératives de la profession s’y attèlent, jouant un rôle essentiel qui se doit d’être concrétisé par les assureurs eux-mêmes.

    Premier rôle : la prévention

    Ainsi, si les sociétés d’assurance ne sont pas à l’origine des nuisances, elles les indemnisent et contribuent donc à leur donner une valeur, aussi bien pour les entreprises que pour les salariés. Leur rôle ne se cantonne alors plus à intervenir en aval du préjudice, mais à alerter les acteurs économiques des risques à combattre, ensemble.

    Sur le plan social, la gestion des ressources humaines nécessite la pérennité des entreprises, puis la pérennité des systèmes de retraite, comme celle des systèmes de santé, toujours dans l’objectif de ne pas peser sur les générations futures.

    L’assurance santé, la retraite, la prévoyance et la dépendance sont donc bien des éléments essentiels du développement durable.

    Deuxième rôle : les placements des entreprises d’assurances

    Les entreprises d’assurances doivent avant tout mener une politique de placements à gestion extrêmement sécuritaire. Nous assistons donc une fois encore, à une projection à long terme et encadrée par des règles déontologiques strictes mises en place par la FFSA (lutte contre le blanchiment notamment), dans l’idée, toujours, de « peser » le moins possible, économiquement parlant, sur notre descendance.

    Les limites de la profession

    Pourtant, l’étendue des risques liés à l’environnement a donné lieu à des arbitrages nécessaires à la pérennité du système d’assurance.

    Ainsi, depuis les grandes marées noires, certains pétroliers se sont vus refuser la couverture de ces risques. Même chose pour les compagnies aériennes inscrites malgré elles sur les « listes noires ».

    Mais n’est-ce pas le moyen, à juste titre, de « gendarmer » les entreprises et par là d’assainir les marchés par l’éviction d’acteurs économiques aux comportements risqués pour la collectivité ?

    N’est-ce pas, aussi, un moyen d’amorcer la mise en place de certaines normes à imposer aux entreprises ?

    Le tout est de savoir dans quelle mesure ces normes sont effectivement applicables. Sur le plan individuel, et donc humain, la question soulevée par la gestion des risques aggravés pose parfois problème. En effet, hormis les risques liés à un comportement individuel qui permet à chacun, au nom de la liberté, d’arbitrer personnellement ses choix en fonction de la couverture, ou de l’absence de couverture d’un risque (par exemple le choix de fumer, et d’en accepter les conséquences en matière d’assurance), la profession lutte contre les risques liés à la santé de l’individu, et indépendants de sa volonté. Dans un objectif de mutualisation du risque, l’AREAS y joue un rôle primordial, porteur d’avenir.

    Le métier de l’assurance, consiste donc à évaluer, anticiper les risques, et gérer sur le long terme. Ce qui légitime la place de l’assurance au sein du développement durable.

    POINTS D’ACTUALITE

    Les mutuelles du GEMA enregistrent des résultats satisfaisants pour 2007 :

    630 000 nouveaux sociétaires, contre 500 000 en 2006, soit une croissance de 3,5 % en nombre de sociétaires et de 2,5 % en cotisations, croissance plus forte que celle du marché en général, annoncée à 2 % par la FFSA.

    Les Français au volant

    D’après le dernier baromètre AGF-AFPC (Association Française de Prévention des Comportements au volant), les français sont moins raisonnables au volant que l’année précédente. Ainsi, ils sont plus nombreux à avouer avoir pris le volant après avoir consommé de l’alcool. Par ailleurs, un conducteur sur quatre téléphone encore sans kit mains libres.

    Complémentaire santé

    Le CREDOC, diligenté par le CTIP (Centre Technique des Institutions de Prévoyance), vient de mener une enquête qui fait notamment ressortir l’intérêt suscité par l’idée de rendre obligatoire les contrats collectifs.

    Formation

    CAMPUS, une université d’entreprise créé en 2005 par la MACIF, regroupe à ce jour la MAIF, et depuis peu la Mutuelle des Motards.
    Y sont tout aussi bien formés les nouvelles recrues de ces trois mutuelles que leurs managers.

    Baisse de la délinquance : – 3,7 % en 2007

    Avec 150 000 cambriolages de résidences principales, 15 000 pour les résidences secondaires, 143 000 vols d’automobiles, 81 000 vols de deux roues, 17 000 vols sur chantiers et 6 300 sur exploitations agricoles, les statistiques du Ministère de l’Intérieur restent impressionnantes. Et pourtant, elles observent dans leur globalité une baisse de 3,7 % pour l’année 2007.

    NOUVEAUX PRODUITS

    Audition : seulement 17 % des 5 millions de Français qui souffrent de problèmes d’audition sont appareillés. La principale cause, le prix élevé des prothèses, fait supporter aux patients 70 % de la dépense.

    Santéclair, filiale d’AGF, MAAF et MMA, propose de casser les marges sur ces produits (- 40 % à – 50 % sur le prix de vente constaté), en testant leur vente dans trois magasins d’Ile de France , et ce pendant un an.

    Generali : promotion de « life boxes »

    Selon les Sapeurs Pompiers de Paris, une habitation équipée présente quatre fois moins de risques de décès en cas d’incendie.
    Or, près de 90% des français ne sont pas équipés de détecteurs. C’est pourquoi Generali propose à ses clients qui s’équipent auprès de Life Box, fournisseur de packs anti-feu (alarmes et extincteurs), une réduction de 5% de leur prime d’assurance habitation.

    Capitalisation de kilomètres
    Depuis 2001, AGF propose un système de capitalisation de kilomètres.
    Aujourd’hui, 300 000 véhicules y sont couverts par un contrat à kilométrage limité.