Economie française : amélioration du climat des affaires

01 juillet 2015

La tendance à la reprise s'est confirmée en début d'année 2015, le taux de croissance du PIB s'avérant meilleur que prévu, notamment en France. Peu à peu le climat des affaires s'améliore. Cependant, la vigueur de l'activité est fragile dans un contexte d'incertitude tant au niveau européen (Grèce) que des pays émergents.

Economie mondiale : Croissance modeste

En 2015, la croissance mondiale resterait au même rythme que celui observé au cours des cinq dernières années, soit au-dessus de 3% (3,1% selon l'OCDE ou 3,5% pour le FMI, voire même 2,5% pour le Consensus des économistes). Malgré un certain ralentissement, les Etats-Unis demeureraient la locomotive des pays avancés avec un PIB en progression de 2,0% contre 2,4% en 2014. Le taux de croissance de la zone euro s'accélèrerait passant de 0,9% en 2014 à 1,5% en 2015, en raison d'une meilleure compétitivité sur les marchés extérieurs liée à une appréciation durable du dollar vis-à-vis de l'euro.

Affaiblissement des BRICS

Les pays émergents constatent un réel essoufflement de leur croissance faute de réformes structurelles significatives. Les emblématiques BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ne sont plus ce qu'elles étaient. Les 10% de croissance de la Chine des années 2000 ont disparu (+6,8% prévu en 2015 par l'OCDE). En Inde, le PIB devrait augmenter de 6,9% contre 1,9% en Afrique du Sud. La Russie et le Brésil, quant à eux, basculeraient dans la récession (respectivement -3,1% et -0,8% en 2015).

France : Prudence des chefs d'entreprises

Les enquêtes menées auprès des chefs d'entreprises en France confirment une certaine amélioration du climat des affaires. Les signes favorables sont nombreux tels que la baisse des prix de l'énergie, des taux d'intérêt relativement bas, un cours de l'euro opportun sur les marchés de grande exportation, l'amélioration des économies européennes, ainsi que les effets positifs de la politique économique. Cependant, les chefs d'entreprises restent circonspects sur l'impact durable des indices de la reprise. D'ailleurs, cela se traduit par une progression encore fragile des investissements et des perspectives d'embauche.

Hausse du pouvoir d'achat des ménages

Le niveau élevé du chômage (plus de 10% de la population active) pèse sur le moral des ménages. Ainsi, l'absence d'inflation (0,3% en mai 2015 et 0,6% prévu en fin d'année) augmente le pouvoir d'achat des ménages (la plus forte depuis 2007 selon l'INSEE) sans stimuler véritablement la consommation (+1,6% prévu en 2015). Le taux d'épargne resterait en conséquence élevé (15,4% en 2015 contre 15,1% en 2014) tandis que les achats de logements continueraient de baisser d'environ 5% comme en 2014.

Cette lettre est réalisée par : Jean-luc Zeiler, Stéphane Chen, Pierre-louis Passalacqua

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