Gestion quotidienne & pilotage stratégique :
éliminez vos doutes, contactez un expert SVP

  • Téléphone
  • App mobile
  • Ordinateur

    Effondrement des cours pétroliers en décembre 2014

    07 janvier 2015

    Toujours confrontés à l'excès de l'offre de brut, les cours du brut n'ont cessé de baisser durant le mois de décembre (-20% sur le mois). Les premières cotations de janvier 2015 confirment la tendance. A Londres, le 6 janvier, le cours du Brent s'effondre en séance à 51,86 dollars le baril. Il y a quelques mois, le 19 juin, le Brent cotait près de 116 dollars. En un peu plus de six mois, la chute dépasse les 50%. Sur le marché français, le prix à la pompe recule de 17% sur la même période.

    La demande augmente moins que prévu

    Selon les dernières statistiques de l'OPEP, la demande mondiale aurait progressé de 1% en 2014 contre 1,2% prévu en début d'année. Les producteurs de pétrole anticipent une croissance de la demande de 1,2% pour l'année 2015. L'activité économique peine à repartir en particulier en Europe et au Japon. Cependant, même aux Etats-Unis, la consommation est moins dynamique en raison de l'amélioration des rendements énergétiques. Dans les pays émergents, la croissance de la demande est moins bonne en raison du ralentissement dans les pays riches mais aussi de la baisse des subventions sur le prix des hydrocarbures.

    Trop de pétrole sur le marché

    La production mondiale de brut a augmenté, en 2014, de 1,8%. Cette croissance représente plus de 1,7 million de barils par jour, soit l'équivalent de deux fois la production du Qatar. Cette hausse de l'offre supérieure à la progression de la demande entraîne une surcapacité estimée à 0,8 million de barils/j. La surabondance de l'offre plombe ainsi les cours et devrait encore peser sur leur évolution.

    L'offre de brut encore excessive pour 2015

    L'OPEP estime que l'augmentation de la production mondiale en 2014 (+1,7 million de barils/jour) reste essentiellement due au développement de l'extraction des puits nord-américains (+1,54 m b/j). La production des pays de l'OPEP aurait été stable conformément à la volonté de l'organisation de statu quo, selon la revue spécialisée Oil and Gas Journal. L'offre de pétrole devrait rester excessive en 2015, malgré le quasi arrêt de la production libyenne (-50% en 2014). Cette baisse est compensée par une nouvelle offre en provenance d'Irak et de Russie, la production nord-américaine poursuivant sa progression.