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    France et Europe : de nouveaux enjeux pour la sous-traitance industrielle

    20 décembre 2013

    En 2010-2011, après un retour à la croissance pour les activités de sous-traitance industrielle en France et en Europe, le secteur semble à nouveau en récession en 2012-2013. Tributaires d'un marché intérieur affaibli, les industriels sont contraints de développer leurs activités à l'international et de monter en technicité afin de s'affirmer face à la concurrence des pays émergents. En témoignent les innovations présentées lors de l'édition 2013 du salon Midest, numéro un mondial des salons de sous-traitance industrielle, qui s'est tenu en novembre 2013 à Villepinte.

    La sous-traitance européenne victime de l'atonie du marché

    Plus de 1 700 exposants issus d'une quarantaine de pays se sont réunis pour présenter leurs innovations et faire un état des lieux du secteur. D'après eux, la sous-traitance industrielle européenne est repartie en récession du fait de la mauvaise conjoncture des différents marchés intérieurs en France et en Europe. Cette tendance se confirme également chez les nouveaux membres de l'Union européenne qui bénéficient pourtant de plus faibles coûts du travail à l'image de la République Tchèque ou de la Slovaquie.

    En 2012, le secteur représentait en Europe, 4,6 millions de personnes pour 419 400 entreprises, qui ont généré 480,94 milliards d'euros de chiffre d'affaires. La France a réalisé près de 15% de cette activité avec 30 333 entreprises. Les pays d'Europe du sud sont les plus touchés par la régression du secteur, notamment l'Italie, l'Espagne et la Grèce.

    Le secteur automobile, premier responsable des baisses de commandes

    Il existe de forts écarts d'évolution de la production entre les différents métiers. Les activités de fabrication de ressorts, de forge, d'estampage, de matriçage, de métallurgie des poudres, de traitement de revêtement des métaux et de fonderie, ont subi la plus importante baisse de production entre 2011 et 2012 (plus de 10% pour l'ensemble).

    Les industriels sont en effet soumis au fléchissement général du nombre de commandes, principalement de la part des constructeurs et équipementiers automobile. Cette situation a évidemment impacté leur marge et mis en péril, pour beaucoup d'entre eux, leur rentabilité.

    A l'échelle européenne, la dévaluation du dollar aura aussi été un frein aux exportations vers les zones concernées malgré un taux d'exportation des entreprises françaises qui s'est maintenu à 26,8%.

    Les industriels français et européens ne peuvent même plus compter sur leur force en R&D pour contrer la concurrence de l'Inde et de la Chine, qui forment chaque année des ingénieurs en masse.

    Un repositionnement nécessaire de la part des acteurs

    Les opportunités de marché se trouveraient alors plutôt parmi les productions de petites séries de produits à haute technicité, complexes et trop chères à transporter. Les secteurs les plus dynamiques sont l'aéronautique et le spatial. Ils représentent désormais 18,5% des facturations des entreprises de sous-traitance, soit 4,7 points de plus qu'en 2007. Les autres domaines porteurs sont les secteurs de l'énergie, des constructions mécaniques et du textile-habillement. L'énergie représente effectivement un atout pour la France, qui compte des groupes de dimension internationale à l'image de Total, d'Areva ou encore de GDF Suez, capables d'investir au sein de grands projets tels que les constructions de centrales. Les énergies renouvelables sont d'ailleurs en plein boom et vont conférer à la France une position de leader mondial dans les années à venir, notamment sur les segments de la géothermie et des énergies marines.

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    Cette lettre est réalisée par : Anne-charlotte Aubert, Anne-cécile Henkes, Géraldine Sourdot

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