La restauration gastronomique, un marché en ébullition

15 décembre 2015

Les questions que vous vous posez sur ce marché :" Guerre des chefs ", " course aux étoiles ", " mercato des chefs "... voici les verbatim associés, aujourd'hui, au marché de la restauration gastronomique française. Qu'en est-il de ce secteur ? Quels sont les principaux faits marquants? Que vous soyez investisseur, chargé de mission développement économique pour un territoire... vous pouvez obtenir une synthèse sur le marché de la restauration gastronomique en France adaptée à votre besoin.

Les tendances du marché

1% des repas servis en restauration hors domicile (RHD) le sont en restauration gastronomique.

Près de 8 à 9% du chiffre d'affaires de la RHD est réalisé par le chiffre d'affaires de la restauration gastronomique.

Un métier à réinventer : les acteurs sont contraints de diversifier leurs activités (développement à l'international, investissement dans l'hôtellerie, création d'une activité de consulting culinaire...) pour rester rentables, tout en sachant être créatifs et assurer une gestion rigoureuse.

Les acteurs

L'augmentation du nombre de restaurants étoilés au guide Michelin, en 2015 : 25 restaurants 3 étoiles, 78 restaurants 2 étoiles, 489 restaurants 1 étoile.

Un secteur caractérisé par des établissements répartis sur l'ensemble du territoire français.

Les clients

De nouveaux modes de consommation (nomadisme, manque de temps, déstructuration des repas....) auxquels le secteur doit s'adapter.

La clientèle étrangère de " loisirs " assure une part importante du chiffre d'affaires des restaurants gastronomiques français.

Les enjeux

Opportunités :

Un secteur bénéficiant d'une image prestigieuse et où le savoir-faire français est reconnu à travers le monde.

Les moteurs du marché : de jeunes chefs créatifs (lancement de recettes et de nouvelles techniques de cuisine), le développement de nouveaux concepts pour renouveler la clientèle (ex : les bistrots, snacking...).

Menaces :

Un secteur difficilement rentable du fait des importants investissements de départ, des charges élevées, des coûts fixes, de la fréquentation fluctuante...

Un secteur toujours plus concurrentiel : hausse des pratiques offensives entre chefs/établissements (reproduction d'idée, débauchage de personnel), importance croissante du marketing et de la médiatisation pour assurer à l'établissement ou au chef la meilleure visibilité possible.

Cette lettre est réalisée par : Baudouin Despres, Angélique Bizet, Anne-cécile Henkes