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    La rupture d'approvisionnement en officine des médicaments a augmenté en 2017

    15 mars 2018

    Plus de 500 médicaments d'intérêt thérapeutique majeur (MITM), ceux dont l'absence en officine peut engendrer, un risque grave et immédiat pour le patient, susceptible de mettre en jeux son pronostic vital ont été signalés en rupture de stock en 2017. Ce chiffre dénonce une augmentation de 30% par rapport à 2016.

    Les causes des ruptures d'approvisionnement

    Un médicament est considéré en rupture de stock dès lors qu'une officine de ville ou d'hôpital ne peut pas le fournir sous 72 heures.

    Une pénurie sur une spécialité pharmaceutique peut entraîner des ruptures de soins, des arrêts de traitements chroniques ou encore des reports d'opérations. Parmi les médicaments les plus touchés figurent les anti-infectieux, dont les vaccins, les médicaments du système nerveux contre l'épilepsie ou la maladie de Parkinson ainsi que les anticancéreux.

    Depuis 10 ans le nombre de signalements évolue considérablement. Il était de 44 en 2008, 132 en 2011 et a surtout augmenté depuis 2013 avec 404 cas.

    Selon l'autorité compétente, l'ANSM, les causes de ces ruptures sont multiples : défaillances de l'outil de production qui entraînent des retards de fabrication, perte de savoir-faire, difficultés d'approvisionnement en matières premières, défauts de qualités des produits finis ou des matières premières, modifications des autorisations de mise sur le marché.

    Pour pallier ces pénuries, l'ANSM ne peut pas se substituer aux laboratoires pharmaceutiques en ce qui concerne la production ou le stockage des médicaments d'intérêt thérapeutique majeur.

    Cependant, la loi 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé impose la mise en place d'un plan de gestion des pénuries, et prévoit que les industriels et grossistes répartiteurs français privilégient le marché français en cas de rupture de stock.

    Cette lettre est réalisée par : Valérie Belair, Rosine Magnier, William Kennedy

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