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    La start-up du mois : " BODYCAP "

    07 mars 2014

    Créée en novembre2011, l'entreprise française est spécialisée dans le développement de capteurs électroniques pour le secteur de la santé. Elle a développé un capteur miniaturisé et communicant pour le suivi continu du statut physiologique du patient à des fins de diagnostic, de surveillance ou d'investigations cliniques.

    Une gélule électronique qui mesure notre état de santé

    Le capteur, que l'on ingérera peut-être demain, a pris corps au sein de la société NXP, spécialisée dans les semi-conducteurs. En 2005, une rencontre entre Fabrice Verjus, responsable R&D chez NXP, Sébastien Moussay, de l'INSERM et des praticiens hospitaliers du CHRU de Caen a fait germer l'idée de ce capteur médical d'un nouveau genre. Après essaimage, la startup acquiert une licence d'exploitation exclusive du brevet NXP, portant sur l'architecture du composant.

    La gélule biocompatible que l'on avale comme un cachet, va transmettre à intervalle régulier la température intracorporelle du patient. S'agissant d'une donnée essentielle pour une réaction plus rapide des équipes médicales, le changement de température sera l'un des premiers indicateurs d'une possible infection.

    Uniquement pour les animaux pour l'instant

    Actuellement, seule une version pour la surveillance de la santé animale est commercialisée sous le nom d'Anipill. Son prix est fixé à 55 euros pour une précision de 0,2°C ou 80 euros pour 0,1°C. Pour une chaine de mesure complète, il faut ajouter le moniteur et son interface à 1 200 euros. Les premiers retours sont très encourageants. Les animaux ne sont plus stressés par les prises de température par sonde externe utilisées jusqu'à maintenant. Après les centres de recherche et d'expérimentation sur les animaux, ce sont les hôpitaux qui seront les premiers utilisateurs de la petite gélule.

    La " french touch " sur toute la chaine de mesure

    Conçus par des ingénieurs et chercheurs français, le moniteur est fabriqué par le sous-traitant électronique Asica, basé à Saint-Malo et les capteurs par la société Lacroix Electronique dont le siège est situé dans le Maine-et-Loire. Ce pur produit du génie français met en avant plusieurs atouts de l'industrie nationale. Il combine les objets connectés et les biotechnologies, deux secteurs qui font partis des 34 plans de la " Nouvelle France industrielle ".

    Le marché de l'internet des objets

    La France a indéniablement une place à prendre sur le marché des objets communicants. Bodycap sera sans doute l'une des entreprises qui démontrera le savoir-faire français dans ce secteur. Elle était d'ailleurs présente au Consumer Electronic Show de Las Vegas en janvier 2014, aux cotés de plusieurs autres startups françaises du secteur de l'internet des objets.

    Elle a obtenu un investissement de400 000euros en janvier 2013 par Go Capital, une société de gestion de fonds d'investissements FCPI et FCPR dédiés aux sociétés innovantes de l'ouest. Cette levée de fonds a permis de lancer la production et la commercialisation du capteur pour les animaux et surtout de démarrer le processus complexe d'agrément de son dispositif pour l'homme. L'entreprise place ses ambitions a un haut niveau : un marquage CE et un lancement commercial dès cette année.

    Elle a également été soutenue financièrement par le Conseil Régional de Basse-Normandie, les fonds européens FEDER, Oséo/Ville de Paris et a bénéficiée du Crédit d'Impôt Recherche et du Crédit d'Impôt Innovation.

    Cette lettre est réalisée par : Denis Kientz, Jacques Dugravier, Pierre-louis Passalacqua, Géraldine Sourdot, Muriel Doyen