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    La startup du mois : DreamQuark

    07 décembre 2017

    Créée en mars 2014, DreamQuark développe des solutions innovantes d'analyse de données autour du deep-learning pour les domaines de la santé et de l'assurance. Les solutions développées permettent, par exemple, de déterminer la probabilité de faire signer un contrat d'assurance sur la seule analyse d'un appel téléphonique ou de diagnostiquer une maladie de la rétine sur la base d'une image de l'œil du patient.

    L'intelligence artificielle et le deep-learning

    Le " deep-learning " englobe l'ensemble des algorithmes " auto-apprenants ". Il s'agit de technologies capables d'explorer toutes seules des masses d'informations et des bases de données non-structurées pour réaliser des analyses et en tirer des conclusions.

    Par cette masse de données explorée, l'algorithme de deep-learning développé par DreamQuark donne des résultats d'une grande précision. Mais les phénomènes rares sont également une source précieuse d'information pour d'obtenir de meilleurs résultats de ciblage, de classification et de prédiction. Afin de faciliter l'analyse, une grande partie du processus est automatisé, les données sont formatées pour permettre à l'algorithme d'apprendre par lui-même. Selon Nicolas Meric, le créateur de la société, l'avantage concurrentiel de DreamQuark réside dans la capacité de leurs solutions à traiter toutes sortes de données et notamment d'extraire des informations issues de l'analyse d'images et d'enregistrements vocaux pour enrichir les modèles.

    La physique des particules comme moteur pour le développement d'applications

    Créée par un docteur en physique des particules, DreamQuark se définit, à l'origine, comme " une entreprise spécialisée dans le développement de stratégies innovantes basées sur l'approche collaborative de la physique des particules et l'utilisation de technologies d'analyse de données de pointe pour les secteurs de la santé et de l'assurance. "

    C'est grâce à cette connaissance de la physique des particules appliquées au développement des algorithmes que les solutions vont apporter plus de précision dans la détection de coûts non nécessaires (fraude, compliance…), l'identification des facteurs de risque et leur minimisation, la segmentation client dans le secteur de l'assurance ou de la finance.

    Un marché très porteur mais de nombreux acteurs

    Selon le cabinet d'études IDC, le marché mondial de l'intelligence artificielle atteindra 12,5 milliards de dollars en 2017, en croissance de 59% par rapport à 2016. Toujours selon IDC, les investissements, d'ici à 2020, se chiffreront à 465 millions d'euros en France. Autant dire que le marché est porteur. Les grands groupes (Google, Apple, Amazon, IBM, Facebook, Microsoft…) ne comptent pas rester sur le bord du chemin et entendent bien s'imposer face aux technologies disruptives proposées par les très nombreuses startups. Plutôt que de les considérer comme des concurrents, DreamQuark préfère en faire des partenaires et travaille déjà avec des groupes dont IBM.

    Une levée de fonds pour accélérer sa croissance

    L'un de ses concurrents, la société Dataiku qui commercialise une solution collaborative de traitement du " big data ", vient de boucler un nouveau tour de table, pour un montant de 23,5 millions d'euros, en septembre 2017, moins d'un an après avoir levé plus de 11 millions d'euros.

    DreamQuark n'en est pas encore là mais elle vient tout de même d'annoncer, en novembre 2017, une levée de fonds de 3 millions d'euros, pour soutenir son développement commercial et améliorer encore sa solution d'intelligence artificielle destinée aux banques, aux assureurs et aux spécialistes de la gestion d'actifs. Le fonds d'investissement français Cap Horn Invest et l'accélérateur américain Plug and Play, basé dans la Silicon Valley, ont participé à ce tour de table.

    Les fondateurs souhaitent également investir le marché de la santé en créant une autre jeune pousse, DreamUp Vision. Celle-ci utilise les mêmes algorithmes pour le dépistage des maladies de l'œil dues au diabète. Elle est dirigée par Ekatarina Besse, également physicienne diplômée de l'institut de physique nucléaire de Moscou puis du CEA où elle a rencontré Eric Meric. Elle déclarait en 2016 : " Nous pouvons aller très vite, nous avons démontré les performances de nos algorithmes et la pertinence du diagnostic. Il nous faudra un développement pendant deux ans et nous pourrons commercialiser la solution sur le territoire français. "

    Cette lettre est réalisée par : Denis Kientz, Stéphane Chen, Pierre-louis Passalacqua

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