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    La startup du mois : " ENOGIA "

    18 février 2016

    Créée en septembre 2009, Enogia a conçu, en collaboration avec l'IFPEN (Institut Français du Pétrole Énergies Nouvelles), une microturbine qui transforme la chaleur en énergie verte. L'électricité produite peut être consommée directement pour alimenter une partie du système générant la chaleur ou réinjecté dans le réseau de distribution électrique.

    Le Cycle Organique de Rankine (ORC)

    Une centrale de micro-cogénération utilisant le procédé thermodynamique à cycle organique de Rankine (Organic Rankine Cycle, ORC, en anglais) est un système permettant de transformer en vapeur sous pression un fluide écologique. A partir d'une source émettant une chaleur d'intensité moyenne, il génère une puissance mécanique qui fait tourner une turbine, celle-ci produit alors de l'électricité.

    Un meilleur rendement

    Elle commercialise une gamme de produits destinés à améliorer le rendement des groupes électrogènes notamment à destination des exploitations agricoles disposant d'unités de méthanisation. L'équipement permet ainsi de produire 5 à 10% d'électricité additionnelle.

    Le secteur des transports est également prometteur. Les systèmes d'Enogia peuvent récupérer la chaleur des gaz d'échappement des moteurs de bateaux, de trains et surtout des poids lourds et autocars et ainsi réduire la consommation de carburant de 5 à 10 %.

    De l'art de transformer une perte en investissement

    La réglementation française permet de vendre l'électricité produite à partir des énergies renouvelables aux opérateurs électriques. L'électricité produite par les centrales d'Enogia est rachetée à un tarif garanti entre 15 et 18 centimes d'euros/kWh. Considérant que le prix d'achat d'une centrale est compris entre 30 et 250 k€, le retour sur investissement peut donc être réalisé en quatre ans.

    Se développer d'abord en France

    Le marché mondial est très concurrentiel, avec des adversaires comme le français Enertime ou les constructeurs étrangers Eneftech (Suisse), ThermoCycle (Pays Bas) ou Infinity Turbine (USA). Même s'il dispose déjà de quelques références dans 8 pays à l'international dont la Chine, son président estime qu'il doit d'abord renforcer son activité en France avant de viser l'export. " Nous voulons déjà disposer de solides références dans notre pays ", déclarait Arthur Leroux en 2014.

    L'entreprise comptait déjà 17 collaborateurs en 2015 et visait de décupler en 2 ans son chiffre d'affaires pour atteindre 1M€ en 2015.

    Déjà reconnue par ses pairs

    Un an après sa création, elle a bénéficié du statut de Jeune Entreprise Innovante octroyé par le ministère de la recherche et a pu financer sa R&D avec 250.000 euros de l'Ademe. Ensuite, elle s'est ensuite sur l'accompagnement d'un pool d'investisseurs dont notamment Arts&Métiers Business Angels (AMBA), les trois cofondateurs d'Enogia, Arthur Leroux, l'actuel président, Antonin Pauchet et Nicolas Goubet étant issus des Arts et Métiers.

    En 2015, l'entreprise a gagné le prestigieux concours Startups Clean Tech toutes catégories, ce qui devrait lui permettre de voir l'avenir sereinement.

    Cette lettre est réalisée par : Denis Kientz, Stéphane Chen, Pierre-louis Passalacqua

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