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    Le cours du Brent passe en dessous des 100 dollars

    06 juillet 2012

    Début juin, pour la première fois depuis janvier 2011, le cours du baril de pétrole Brent a franchi le plancher des 100 dollars. Depuis trois mois, le prix du pétrole s'effondre, entrainé par le ralentissement économique mondial. Fin juin, le cours rebondissait après avoir atteint les 90 dollars. Les pays de l'OPEP, récemment réunis ont tenté de s'accorder pour maintenir les prix à un niveau consensuel. La moyenne mensuelle du baril coté à Londres s'établit à 96 dollars contre 111 en mai.

    Tension à l'OPEP

    Le 14 juin dernier, les membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole se sont réunis pour faire le point sur l'évolution du marché. La baisse des cours pétroliers a provoqué des points de vue opposés sur les mesures à prendre. Le Venezuela et l'Iran contestent l'augmentation de la production de l'Arabie Saoudite et des Emirats. Ces derniers misent en effet sur la baisse des cours pour relancer l'économe mondiale. L'OPEP a conclu sa conférence en soulignant que l'offre reste adaptée à la légère augmentation de la demande. Les pays membres devront donc se conformer aux quotas fixés. Cependant, l'Organisation n'exclut pas la convocation d'une réunion extraordinaire pour corriger le déséquilibre entre l'offre et la demande et redresser les cours.

    90 dollars le baril, un cours politiquement correct

    Le printemps arabe a provoqué l'augmentation des dépenses publiques des pays producteurs pour apaiser les tensions qui menaçaient la stabilité des royaumes. L'Arabie Saoudite a ainsi lancé un programme social de 130 milliards de dollars sur les cinq prochaines années. Pour le deuxième producteur mondial, ces mesures nécessitent un cours voisin de 90 dollars.

    Embargo sur le pétrole iranien

    Le 25 juin dernier, l'Europe a confirmé sa décision d'embargo sur son approvisionnement en brut iranien. Les mesures entrent en vigueur le 1er juillet, faute d'avoir pu obtenir de Téhéran de revoir son programme nucléaire. L'application de cette mesure pourrait causer de nouvelles tensions sur le marché du brut. La production iranienne baisserait d'un million de tonnes de brut /jour, soit l'augmentation de la consommation pétrolière prévue par l'OPEP pour 2012.

    Baisse des prix à la pompe

    Depuis les records enregistrés en mars dernier, les prix à la pompe n'ont cessé de baisser. Fin juin, d'après les relevés du Ministère du Développement durable, le prix du litre de gazole coûte en moyenne nationale 1,32 euro à la pompe contre 1,45 en mars, le prix du sans plomb 95 atteint 1,50 euros contre 1,66 en mars.

    Cette lettre est réalisée par : Jean-luc Zeiler, Pierre-louis Passalacqua, Muriel Doyen