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    Légère dégradation de la croissance française

    28 juin 2018

    La croissance française a été particulièrement faible au premier trimestre 2018 avec un taux de croissance du PIB à +0,2% après +0,7% au 4ème trimestre 2017 et cela en raison de la baisse de la contribution de la demande intérieure. Toutefois, l'INSEE maintient une perspective de croissance annuelle à +1,7% pour l'année 2018.

    Une hausse de la fiscalité et des prix de l'énergie qui pèsent sur la consommation des ménages

    Au premier trimestre 2018, la consommation des ménages a augmenté de +0,1%, en très léger ralentissement par rapport au trimestre précédent. De plus, les dépenses des ménages en biens s'inscrivent en retrait pour ce début d'année. Ce tassement des dépenses des ménages s'explique par la hausse des différents impôts et taxes ainsi que par l'inflation des prix de l'énergie.

    Tout d'abord, le calendrier des mesures fiscales a pour effet de créer une perte de pouvoir d'achat en début d'année, suite à la forte hausse du prix du tabac, au relèvement des taxes sur le diesel et à la hausse de la CSG qui n'a été qu'en partie compensée par une première baisse des cotisations sociales des salariés. Par ailleurs, et comme nous l'évoquions en détail dans nos précédentes notes relatives à l'inflation et aux prévisions du pétrole, la hausse des prix de l'énergie a été vive depuis le début de l'année, le prix du pétrole ayant atteint son niveau le plus haut depuis 2014.

    Un appareil productif sous tension pour ce début d'année

    La production totale de biens et de services des entreprises a ralenti au premier trimestre 2018 (+0,1% après +1,0% au dernier trimestre 2017), en raison du recul de l'activité dans les branches manufacturières (–1,0%), branche qui représente près de 20% de la production totale en France. De plus, cette baisse s'accompagne d'un repli de l'investissement des entreprises non financières (+0,1%, après +1,2%) également du fait des investissements en produits manufacturés (–1,7% après +1,6%).

    En outre, notons que la grève nationale qui touche la SNCF a eu un impact non négligeable sur l'activité économique en France. D'après les économistes de l'INSEE, la grève a coûté 0,1 point de pourcentage du PIB. Les mouvements sociaux ont notamment eu des effets indirects sur le climat des affaires ces trois derniers mois dans le secteur de l'hébergement-restauration.

    Perspectives de croissance toujours optimistes pour l'année 2018

    Ce léger ralentissement de la croissance française n'est pas le signe précurseur d'une baisse de régime pour le reste de l'année 2018. L'INSEE maintient une perspective de croissance annuelle à +1,7% pour l'année 2018. En effet, la plupart des économistes s'attendent à une redynamisation de la consommation des ménages. Au cours de l'année 2018, les ménages vont bénéficier d'allègements fiscaux avec comme mesures principales la suppression partielle de la taxe d'habitation et la suppression des cotisations d'assurance chômage pour les salariés.

    Ces mesures visant le pouvoir d'achat des ménages devraient orientées la croissance française vers un redressement sur les prochains trimestres.

    Cette lettre est réalisée par : Kader Berachoua, Stéphane Chen, Pierre-louis Passalacqua

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