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Lent redémarrage de l'économie française

31 mars 2010

En 2009, l'économie occidentale a enregistré la pire récession depuis 60 ans (-3,5% du PIB). En France, la baisse est estimée à 2,2%. Cependant, grâce aux plans de relance mis en place dans la plupart des pays, l'économie mondiale reprend peu à peu le chemin de la croissance.

+1,3% de hausse des prix à la consommation en 2010

La faiblesse de la demande continuerait de peser sur les prix des produits manufacturés limitant ainsi l'impact de la hausse des cours des matières premières. Les prix des services, quant à eux, progresseraient moins qu'en 2009 sous l'effet de la modération salariale. Après leur remontée en 2009, les cours du pétrole et des produits raffinés devraient se stabiliser en 2010. Le niveau d'inflation constaté en début d'année devrait se maintenir tout au long de l'année, soit 1,3% contre 0,9% en 2009, dans l'hypothèse d'un cours du pétrole stabilisé autour de 75 dollars le baril.

Consommation atone

La consommation en fin d'année dernière a été dopée par les achats d'automobiles avantagés par la prime

à la casse et les bonus malus. Dès le début 2010, les conditions de ces primes se dissipent dans un contexte de reprise de l'inflation et donc de baisse de pouvoir d'achat. Compte tenu de l'incertitude des perspectives économiques, les ménages maintiendraient un taux d'épargne élevé (16,7% du revenu).

En conséquence la consommation augmenterait de 0,7% en 2010 contre 0,8% en 2009.

Depuis mi-2008, les ménages réduisent leurs investissements en logement. Cette tendance perdurerait en 2010 avec une baisse de 5,6% contre -8,1% en 2009 et -1,4% en 2008.

Poursuite de la baisse de l'emploi

La forte contraction du PIB en 2009 a fait perdre près de 360 000 emplois dans le secteur privé. Tous les secteurs ont été touchés. L'industrie est le secteur le plus touché avec plus de 180 000 emplois détruits.

Les services enregistrent une légère remontée de leurs effectifs en fin d'année, mais loin de combler

les pertes du début d'année (plus de 100 000 emplois perdus en 2009).

L'emploi dans la construction s'est replié à son tour. Pôle Emploi estime que les réductions d'effectifs seront, en 2010, de l'ordre de 57 000 emplois.

Le repli de l'inflation et l'augmentation du chômage ont freiné la progression des salaires (+2,2% en 2009).

Le manque de dynamisme de l'activité continuerait de peser sur la croissance des salaires (+0,4% au premier semestre 2010).

Lente reprise des investissements

Pour 2010, les chefs d'entreprises restent hésitants dans la mise en oeuvre de nouveaux investissements

(- 1,3% prévu en 2010), malgré les meilleures conditions de crédit. En effet, les décideurs estiment que

leurs perspectives d'évolution de chiffre d'affaires sont encore incertaines et que leur capacité de production reste sous- utilisée. En 2009, les entreprises avaient fortement réduit leurs investissements (-7,7%).

Pays émergents : locomotive de l'économie mondiale

La reprise est très nette dans les pays émergents et les pays en développement, notamment en Chine (+9% prévu par le FMI). En Europe, le soutien des politiques de relance reste très disparate. L'Allemagne renforce son plan de relance, la France et l'Italie assainissent leurs finances publiques tandis que le Royaume Uni et

la Grèce sont conduits à prendre des mesures de rigueur. Principal soutien à la croissance, le commerce mondial, après avoir, en 2009, plongé de 12,3% par rapport à 2008 rebondirait, selon le FMI, à +5,8% en 2010 (+9,5% selon l'OMC) grâce à la hausse des importations des pays émergents.

Selon les premières tendances observées par l'INSEE, en ce début d'année, la croissance française serait de 1% en 2010.

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Cette lettre est réalisée par : Muriel Doyen, Pierre-louis Passalacqua, Jean-luc Zeiler