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    Les coûts de non-qualité dans l'industrie : un gisement de productivité important

    04 juillet 2018

    Les coûts de non-qualité sont les pertes résultant des non conformités internes et externes de l'entreprise. Ces coûts représentent une part non négligeable estimée à un peu moins de 5% du chiffre d'affaires pour 66% des entreprises interrogées, et à plus de 10% du chiffre d'affaires pour 15% d'entre elles, selon une récente enquête de l'Afnor réalisée auprès de plus de 800 entreprises.

    Conséquences de la non-qualité ?

    La non-qualité, principalement considérée comme une non-conformité du produit, a un prix. Ce sont les frais encourus lorsque le produit ne satisfait pas aux exigences de la qualité avant d'être livré ou chez le client : production mise au rebut, rappel de produits, remplacement, réparations, heures d'arrêt des machines, excès de stock, frais de transport exceptionnel, pénalités, etc … Elle génère donc des surcoûts, ce qui diminue la compétitivité des produits.

    Produire de la qualité, dans un environnement ou la concurrence de plus en plus vive contraint les entreprises à une guerre impitoyable sur les prix, peut faire la différence.

    Les enseignements de l'enquête Afnor

    L'enquête Afnor menée en 2017 sur un échantillon représentatif du tissu industriel français, permet de faire le point sur la situation et de fournir des premières pistes d'action aux entreprises de ce secteur.

    Cette étude montre que la mesure de la non-qualité est un bien nécessaire, et 92% des entreprises interrogées jugent indispensable de le faire, mais difficile à réaliser. Pour diverses raisons (difficulté technique, manque de temps, facteur humain), la non-qualité n'est pas toujours mesurée, et lorsqu'elle l'est, il n'y a souvent pas de plan d'action défini pour la réduire. La mesure des coûts de non-qualité ne joue donc pas son rôle d'outils de pilotage pour la direction de l'entreprise, comme le préconise la version 2015 de la norme ISO 9001 dans les chapitres sur la gestion des risques et opportunités.

    Identifier et développer des indicateurs de non-qualité faciles à mesurer, mettre en place un suivi régulier de ces indicateurs et impliquer tous les acteurs pour faciliter le partage d'information peuvent permettre d'aborder ces enjeux de manière simple et efficace.

    Un gisement de productivité et de compétitivité

    Baisser les coûts de non-qualité peut être un gisement de productivité et de compétitivité à exploiter, et une source importante de profit pour les entreprises.

    Ces dernières souhaitent saisir cette opportunité mais la plupart doutent, selon l'étude, de leur aptitude à identifier et à mesurer les coûts de non-qualité.

    Des méthodes et des outils existent pourtant pour traiter les coûts de la non-qualité, que ce soit en termes d'indicateurs (qualitatifs ou quantitatifs) et/ou de management. Et en matière de management de la qualité, la version 2015 de la norme ISO 9001 peut contribuer à renforcer la réflexion sur les risques et opportunités, en restant vigilant sur les actions à mettre en œuvre face à ces risques et opportunités, et l'évaluation de leur efficacité.

    Cette lettre est réalisée par : Jean Jacques Labinsky, Pierre-louis Passalacqua, Rosine Magnier

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