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    Les entreprises attendent un vent plus favorable pour investir

    30 avril 2013

    Le mauvais temps qui règne sur l'économie mondiale incite à la prudence. Les perspectives demeurent incertaines surtout pour les pays de la zone euro, où tous les acteurs - entreprises, consommateurs, pouvoirs publics - guettent les premiers signes d'amélioration de la conjoncture. La sortie de crise pourrait venir de la demande des pays émergents où la croissance, bien que ralentie, bat au rythme de 5%.

    Accélération modérée de la croissance mondiale

    Dans sa publication d'avril 2013, le FMI a prévu une augmentation du PIB mondial supérieure à 3% en 2013 et égale à 4% en 2014. Ce redressement serait impulsé par la croissance des pays émergents (prévision de +5,3% pour 2013). Toutefois, dans le même temps, le gouvernement chinois annonçait pour le premier trimestre 2013, un taux de croissance en légère baisse (+7,7%) contre +8,0% prévu. L'industrie chinoise subit en effet la contraction de ses exportations vers les pays avancés comme l'Europe et sur le plan intérieur, le changement à la tête de l'Etat. Dans certaines économies avancées, comme aux Etats-Unis et au Japon, la demande intérieure monte en puissance. A contrario, la zone euro peine à échapper à la récession (-0,3% prévu en 2013 après -0,6% en 2012).

    Rebond attendu des exportations

    L'économie française devrait bénéficier du dynamisme de ses pays partenaires, au premier rang desquels figure l'Allemagne. Cependant, jusqu'à la fin de 2012, les entreprises exportatrices ont souffert de la baisse des achats américains et européens, ne profitant que très peu de la demande des pays émergents (+4,9% en 2012). La croissance du commerce mondial devrait, selon le FMI, s'accélérer pour atteindre 3,6% en 2013 et 5,3% en 2014. Les importations des pays émergents progresseraient de 6,2% en 2013 et de 7,3% en 2014. Toutefois, selon les tendances observées par l'INSEE, la demande adressée à la France resterait moins soutenue compte tenu de la structure de ses exportations plus tournée vers l'Europe. Globalement, le commerce extérieur compense la baisse de la demande intérieure. Plus d'un quart de la production des entreprises est destiné à l'exportation.

    Les ménages prudents

    La consommation est restée atone en 2012 (0% de croissance) et devrait l'être jusqu'à l'été. En raison de l'incertitude économique, les ménages demeurent plus portés vers l'épargne de précaution (16% de leurs revenus après impôts) que vers la consommation. Selon un récent sondage publié par les Echos, les Français sont de plus en plus soucieux quant à leur pouvoir d'achat. Environ un consommateur sur deux place désormais les impôts et taxes comme " l'un des postes de dépenses les plus préoccupants ", devant les achats de carburants et de produits alimentaires. Selon l'INSEE, les impôts ont augmenté, en 2012, de 9,3% portant leur part dans le revenu disponible à 14%.

    En attendant la reprise

    Les chefs d'entreprises anticipent une demande peu dynamique et retardent l'exécution de leurs projets tant en achats de biens d'équipement, en construction qu'en embauches. La baisse des investissements serait de 1,6% en 2013 (-0,7% en 2012). Le marché du travail souffre particulièrement du manque de visibilité des décideurs. Selon l'INSEE, le chômage continuerait d'augmenter d'ici juin 2013 et ce, malgré une hausse moins forte de la population active due aux départs en retraites des premières générations du baby-boom.

    Les chiffres clés de la conjoncture française 2012 et prévisions 2013-2014

    Evolution du taux de croissance du PIB, de la consommation, des investissements des entreprises, de la construction du commerce extérieur, de l'inflation et du marché de l'emploi au cours des 4 derniers trimestres.

    La croissance économique de la France vue par les différents instituts de conjoncture.