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    Mars 2015 : le cours du pétrole bloqué en dessous de 60 dollars/baril

    08 avril 2015

    Après avoir atteint le plancher de 48 dollars en janvier dernier, le prix du baril de Brent s'est ressaisi. Il est remonté à 58 dollars/baril en février 2015, puis il a même crevé la barre des 60 dollars au début du mois pour finalement redescendre à la fin du mois de mars à 55 dollars. L'OPEP estime que les prix devraient rester stables.

    Demande mondiale de pétrole plus forte que prévue

    Les services de l'Organisation des pays pétroliers ont revu à la hausse leurs estimations de consommation de brut. La reprise économique mondiale demeure freinée par les problèmes d'endettement public et de niveau élevé du chômage dans la zone euro ainsi que par le ralentissement de la croissance des pays émergents. Toutefois, note l'OPEP, la croissance devrait, en 2015, continuer à s'améliorer notamment en raison de la forte baisse des cours pétroliers qui relance la consommation dans les pays développés. La croissance européenne atteindrait 1,2% en 2015 contre 0,9% en 2014. La demande mondiale de brut serait de 1,3% en 2015.

    Tendance pour les prochains mois

    Pour l'OPEP, malgré la surabondance de la production américaine, la conjoncture actuelle, impliquant une demande plus forte que prévue, devrait contribuer à maintenir le prix du brut aux alentours de 55 à 60 dollars le baril jusqu'aux vacances d'été. Ce point de vue, toutefois, s'oppose à celui d'autres organismes de prévision prévoyant une chute des cours en dessous de 40 dollars.

    Investissements retardés

    La chute des cours a remis en cause les programmes d'investissements des compagnies pétrolières mais aussi les forages de prospections dans les champs schisteux aux Etats-Unis et ailleurs. La hausse de la production américaine s'atténuerait peu à peu limitant ainsi la baisse des cours.

    Diminutions des quotas de l'OPEP ?

    L'offre future de brut reste suspendue aux décisions de l'OPEP. Celles-ci restent l'aléa majeur pour le marché. En effet, si l'Arabie Saoudite a pu maintenir ses quotas, un accord avec les autres membres pour diminuer la production pourrait intervenir lors de la prochaine réunion de l'OPEP en juin prochain. Les récentes négociations sur la fin de l'embargo iranien pourraient en être le facteur déclencheur.

    Augmentation des prix à la pompe

    Le repli de la devise européenne face au dollar (-4,5% en mars ; -22% sur un an) entraîne une augmentation des cours du pétrole importé et ainsi des prix des carburants. En France, le prix du gazole progresse de 1,7% sur le mois (en baisse de 7,9% sur un an). Le super E10 augmente de 3,4% sur le mois (-7,6% sur un an).

    Cette lettre est réalisée par : Jean-luc Zeiler, Stéphane Chen, Pierre-louis Passalacqua

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