Le Conseil Constitutionnel s'est uniquement attaché à vérifier la constitutionnalité des dispositions du projet de loi attaquées par les députés et les sénateurs, sans soulever d'office une autre question de conformité.
Ainsi, il a jugé que les mesures phares du projet de loi ne sont pas inconstitutionnelles :
1- Ni la suppression de la clause générale de compétence, ni l'instauration du conseiller territorial élu par un scrutin unique, ne portent atteinte à la libre administration des départements et des régions :
- " l'institution de conseillers territoriaux n'a pas pour effet de créer une nouvelle catégorie de collectivités "
- si le principe de libre administration implique que " toute collectivité dispose d'une assemblée délibérante [...], il n'interdit pas que les élus désignés lors d'un unique scrutin siègent dans deux assemblées territoriales "
- aucune tutelle n'est instaurée entre le département et la région
- si l'article 48 de la loi du 10 août 1871 disposait que le conseil général délibère " sur tous les objets d'intérêt départemental dont il est saisi [...]", il n'en reste pas moins que ce dernier n'a eu " ni pour objet ni pour effet de créer une clause générale rendant le département compétent pour traiter de toute affaire ayant un lien avec son territoire "
2- La création des métropoles est validée
3- la modulation du financement des partis politiques liée au principe de parité est jugée constitutionnelle tant du point de vue de l'égalité devant le suffrage que de celui de l'intelligibilité de la loi












