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Réseau social : lequel choisir pour recruter ?

27 février 2012

Alors que les réseaux sociaux semblent s'ériger comme un outil indispensable aux politiques de recrutement des entreprises, qu'en est-il réellement dans la pratique ? Quel média choisir, en fonction de quel profil recherché, pour être le plus efficace ? Recruteurs et candidats sont-ils totalement convaincus ? Deuxième volet de la série consacrée au recrutement web 2.0.

Quel réseau pour quel recrutement ?

Rechercher un ingénieur, un expert ou au contraire avoir un besoin récurrent de stagiaires : les entreprises doivent adapter leur stratégie de présence sur les réseaux sociaux. D'autant plus que recruter par ces canaux peut s'avérer chronophage et qu'il est donc indispensable de ne pas s'éparpiller. Or, Viadeo, LinkedIn ou encore Facebook ne permettent pas d'entrer en contact avec les mêmes profils. Petit état des lieux :

Les réseaux sociaux professionnels LinkedIn et Viadeo

La majorité des membres de ces réseaux sont des salariés. Y sont avant tout présents les cadres et les cadres supérieurs, pas toujours en recherche active d'emploi d'ailleurs.
Alors que LinkedIn donne accès à des candidats potentiels expérimentés, internationaux, à forte responsabilité, Viadeo, incontournable en France avec ses 5 millions d'utilisateurs, permet de toucher des profils plus variés, jeunes diplômés ou personnes en province par exemple. Mais tout ceci devrait vite évoluer, LinkedIn venant d'ouvrir un bureau sur Paris et cherchant à se développer, par exemple, auprès des établissements d'enseignement supérieur.
Cadres et diplômés des secteurs des médias, de l'informatique ou encore de la banque et de l'assurance représentent aussi une part importante des membres de Xing, réseau professionnel d'origine allemande.

Facebook et Twitter

Même si Facebook est avant tout associé à la sphère privée et encore peu utilisé en termes de sourcing, le site peut devenir un outil de communication RH " en temps réel " et même de recrutement, notamment via les fans pages des sociétés. Avec un public plus féminin que masculin et avant tout trentenaire, le réseau ne permet pas encore une recherche affinée des profils ni de pouvoir contacter facilement d'éventuels candidats. Toutefois, certaines entreprises, et même des chasseurs de tête commencent à y déposer des annonces. Et Facebook, lui-même, souhaite se positionner comme un concurrent à Viadeo ou LinkedIn, grâce à la récente application Branch Out, qui permet aux utilisateurs la création d'une page dédiée à leur profil professionnel.

Quant à Twitter, site de microblog, l'intérêt est qu'il permet de toucher en un quart d'heure un maximum de personnes. En revanche, la durée de vie d'une annonce y est limitée et si cette dernière n'a pas obtenu de réponse dans la journée, il est nécessaire de la rediffuser. Une étude récente Semiocast montrait que, fin 2011, plus de 4000 offres de stage ou d'emploi étaient postées sur Twitter, chaque jour, avec une prédominance pour les stages. Même si ces offres viennent avant tout de cabinets de recrutement ou de sites d'emploi, BNP Paribas, la Société Générale ou encore Total se sont créés des comptes carrières.

Les nouveaux venus

La toile a vu naitre ces derniers mois de nouveaux réseaux sociaux - plus spécialisés - qui espèrent regrouper les " déçus " de Viadeo ou de LinkedIn, vus comme trop généralistes. Ainsi sont apparus Yupeek, à destination des jeunes diplômés et des étudiants en recherche de stage, Agrilink, réseau d'entraide professionnelle du secteur agricole ou encore Digikaa, qui aborde l'univers digital.

Effet de mode ou véritable efficacité ?

Alors que les réseaux sociaux font de plus en plus parler d'eux comme canal de recrutement, il convient pourtant de s'interroger sur leur efficacité, d'autant plus qu'ils ne semblent pas pour l'instant concurrencer les jobboards* en termes d'outils de recherche de CV.

Et il faut se questionner sur la présence des futurs candidats sur ces réseaux et aussi sur leur désir d'être contacté pour une entreprise en quête d'un profil particulier. En effet, l'enquête menée par Michael Page, il y a quelques semaines, tend à démontrer que les cadres ne sont pas encore pleinement convaincus. Plus d'un tiers d'entre eux affirme même ne pas utiliser les réseaux sociaux. Une part importante des cadres ne serait alors pas visible sur le web 2.0.

Selon RegionsJobs, seuls 3% des contacts noués sur les réseaux sociaux aboutissent à une embauche. Mais pour les entreprises, ces recrutements sont de grande qualité, le web 2.0 permettant de toucher des candidats passifs. C'est sans doute pourquoi de grands groupes comme Sephora, ou encore L'Oréal, très actif sur LinkedIn, ont fait le choix d'intégrer le web 2.0h à leurs politiques RH, notamment comme outil de recrutement " indirect ".

Cliquez ici pour lire la première partie de la publication consacrée au recrutement web 2.0

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* Sites d'emploi et de recrutement.

Cette lettre est réalisée par : Delphine Guidat Anne-catherine Auzanneau, Géraldine Sourdot, Véronique Baroggi