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Nouvelle décision de l'ANSM concernant l'utilisation du phénoxyéthanol dans les cosmétiques

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Nouvelle décision de l'ANSM concernant l'utilisation du phénoxyéthanol dans les cosmétiques
Le 13 mars 2019, l'ANSM a émis une décision de politique sanitaire demandant aux fabricants de produits cosmétiques non-rincés contenant du phénoxyéthanol de faire figurer sur l'emballage une recommandation de non utilisation sur le siège des enfants de 3 ans ou moins.

Les étapes réglementaires

Le phénoxyéthanol est utilisé comme agent conservateur dans divers produits dont les produits cosmétiques (crème, lotion, gel, shampooing, dentifrice, démaquillant, lingette) destinés à l'adulte et à l'enfant.

Des études toxicologiques suggèrent une toxicité de ce produit sur la reproduction et le développement à fortes doses chez l'animal. De tels effets n'ont pas été rapportés chez l'homme.

En 2012, l'ANSM recommandait que ce conservateur ne soit pas utilisé dans les produits cosmétiques destinés au siège des bébés, et que sa teneur maximale soit fixée à 0,4% pour les autres produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.

En 2016, le Comité Scientifique européen pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) a considéré, dans un avis, que le phénoxyéthanol utilisé à 1% en tant que conservateur dans les produits cosmétiques est sûr pour la santé, quel que soit le groupe d'âge. C'est le seuil autorisé aujourd'hui par le règlement 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques.

L'ANSM a poursuivi ses investigations en créant un comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) composé d'experts en toxicologie, épidémiologie, expologie, dermatologie et allergologie. Il devait évaluer l'opportunité de maintenir les recommandations de 2012.

Par la décision de police sanitaire du 13 mars 2019, l'ANSM a fixé les conditions particulières d'utilisation des produits cosmétiques non-rincés contenant du phénoxyéthanol en précisant sur leur étiquetage qu'ils ne peuvent pas être utilisés sur le siège des enfants de 3 ans ou moins.

Les fabricants ont neuf mois pour se mettre en conformité. Une décision de la Commission européenne sur ce sujet est attendue.


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