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Pétrole, niveau historiquement bas des cours

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Pétrole, niveau historiquement bas des cours
Cours du Brent Moyenne mensuelle du cours du pétrole qualité "Brent" pour livraison mois courant (US dollar par baril de 159 litres) : moyenne arithmétique des cours quotidiens de clôture à Londres. Source : DGEMP / DIREM (Ministère de

Cours du Brent

Moyenne mensuelle du cours du pétrole qualité "Brent" pour livraison mois courant (US dollar par baril de 159 litres) : moyenne arithmétique des cours quotidiens de clôture à Londres.

Source : DGEMP / DIREM (Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire)



Actualités : Niveau historiquement bas.

Entre le 1er janvier et le 4 juillet 2008, les cours du pétrole ont augmenté de 53% passant de 95 dollars le baril à plus de 145 dollars. Cette hausse a été suivie d'une baisse encore plus spectaculaire (- 72%), ramenant le cours à près de 40 dollars en fin d'année, soit le niveau de juillet 2004.

Face à cette situation exceptionnelle, le 17 décembre dernier, l'OPEP réunie à Oran en Algérie, a annoncé la troisième réduction de ses quotas de production en seulement 4 mois. Dès le 1er janvier 2009, à l'exclusion de l'Irak et de l'Indonésie, les pays membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole devront réduire leur production. Il s'agit de la plus forte baisse depuis la mise en place des quotas de production en 1982.

Au total, les réductions successives de quotas depuis septembre dernier, représentent 4,2 millions de barils par jour. La production de l'OPEP est évaluée à environ 32 millions de barils contre 50 millions pour la production non OPEP. En seulement 5 mois, les cours du brut ont chuté de 70%, sans qu'aucune des réductions de quotas n'ait eu le moindre impact.

Les pays non membres de l'OPEP, tels l'Azerbaïdjan et la Russie, premier producteur mondial, pourraient eux aussi baisser leur production en 2009. Face à la chute des cours, Moscou a invité l'OPEP à organiser un prochain sommet en Russie, pour coordonner les politiques de production.

Malgré la mobilisation des pays producteurs de pétrole, les marchés restent désorientés.

L'offensive de l'armée israélienne dans la bande de Gaza a entrainé un retournement des cours. Les cours du pétrole confirmaient, au début janvier, un retour à une tendance haussière, le marché s'inquiétant des approvisionnements de pétrole en provenance du Proche-Orient.

Le conflit israelo palestinien n'est pas le seul facteur de hausse des cours, la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine renforce aussi les craintes du marché.

En outre, les observateurs soulignaient le rôle particulier des fonds d'investissement qui seraient en train de revenir sur les marchés de matières premières. Ces investisseurs financiers ont en effet joué un rôle déterminant dans la flambée des prix du brut l'an dernier.

Cependant, les conséquences des tensions géopolitiques resteraient limitées en raison de la faiblesse de la demande. D'après certains experts, le PIB mondial pourrait reculer, situation inconnue depuis 1950.

L'OPEP devrait, selon certains de ses membres, organiser une réunion extraordinaire en février à Koweït.


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