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Reconversion professionnelle : des actifs de plus en plus tentés

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Reconversion professionnelle : des actifs de plus en plus tentés
Si l'envie d'évoluer professionnellement ou de changer de secteur d'activité est exprimée régulièrement par une partie des actifs, et notamment des cadres, la crise économique née de l'épidémie de la Covid-19 est venue rendre, pour certains, encore plus pressante ce besoin. La crise sanitaire et les confinements successifs mis en place depuis plus d'un an ont eu un impact fort sur le marché de l'emploi et ont grandement marqué les français. Confrontés pour certains à la perte d'emploi, à l'activité partielle ou encore au télétravail, avec toutes ses conséquences sur l'équilibre vie privée / vie professionnelle, les actifs ont vécu une période teintée pour beaucoup d'incertitude et de crainte. Entre nécessité économique et souhait personnel, l'idée de changement fait de plus en plus son chemin.

La crise sanitaire comme révélateur d'un besoin de changement

Les français ont pris conscience de l'évolution rapide des métiers et des besoins en compétences. Et ce, même si la mutation de nombreux emplois, touchés notamment par la transition numérique, était entamée depuis plusieurs années. En parallèle, ils ont compris qu'ils pouvaient, voire devaient, être acteurs de leur avenir professionnel et prendre en main l'évolution de leurs compétences. Et face à cette situation, les actifs sont de plus en plus nombreux à envisager un changement professionnel. C'est même le cas pour quasiment la moitié d'entre eux, si l'on en croit le Baromètre de l'Emploi et de la Formation, publié par le Centre Inffo et l'Institut CSA en février 2021. Et pour plus d'un quart d'entre eux, ce changement pourrait passer par une reconversion, 1 actif sur 5 déclarant même être en cours de démarche. Outre la recherche de sens et d'utilité, les raisons évoquées pour se reconvertir sont multiples : trouver un métier plus proche de ses passions, donner une nouvelle orientation à sa vie professionnelle, augmenter ses revenus, s'adapter à de nouvelles contraintes personnelles et familiales, gagner en liberté et même créer sa propre activité. Sans parler bien sûr du besoin de se réorienter vers un secteur économique moins impacté par la crise et porteur. Car il ne faut pas oublier, la reconversion ne se fait pas toujours par choix, elle est aussi souvent contrainte quand l'emploi est menacé.

Une reconversion qui attire aussi les jeunes…mais qui n'est pas sans exigence

Une enquête, réalisée par la société d'études BVA pour Visiplus Academy en juillet 2020, montre que trentenaires et quadragénaires sont particulièrement attirés par le changement professionnel, 56% d'entre eux déclarant, en effet, avoir envisagé au moins une reconversion. Mais ce désir ne touche pas que les actifs déjà installés dans le monde du travail. Le Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) montre, dans une étude parue fin 2020, que les reconversions se font de plus en plus tôt au cours de la vie active. Ainsi, près d'un quart des jeunes diplômés reprennent désormais le chemin des études dans les 7 ans qui suivent leur entrée sur le marché de l'emploi, que ce soit pour s'assurer une meilleure stabilité professionnelle, une meilleure rémunération ou parce qu'ils sont déçus de leur première expérience. Et ce phénomène risque de s'amplifier avec la crise. Mais, la reconversion n'est pas sans exigence, et en premier lieu en termes de qualifications. Dans ce contexte, la formation apparaît pour nombre de salariés comme le moyen d'être véritablement acteurs de leur évolution professionnelle, et plus de la moitié l'envisage pour mener à bien leur changement de métier. Si certains ont déjà pris les dispositions pour avancer dans leur projet, s'étant renseignés et prévoyant de se former dans l'année à venir, le passage à l'acte n'est pas évident pour d'autres. 57% des actifs interrogés par le Centre Inffo aimeraient, en effet, être accompagnés dans leur démarche de reconversion. Ils dénoncent notamment un système de formation complexe et un manque d'information sur les financements possibles. Et souvent, ces actifs ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir une aide dans leur choix d'orientation professionnelle. D'autres freins viennent aussi empêcher le passage du souhait à la réalisation. La crainte de l'échec, l'insécurité financière ou le manque de maturité du projet sont souvent évoqués par les actifs. En conclusion, pour répondre à ce besoin de reconversion mais aussi aux craintes et contraintes des actifs, l'Etat a mis en place des dispositifs, tels que les transitions collectives. Ils seront abordés dans une publication à venir.
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