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    Conjoncture économique : premier bilan de l'année 2013

    26 décembre 2013

    L'activité économique de la France reste stable en 2013. Faute d'une amélioration de leurs perspectives mais aussi de leur marge, les entreprises réduisent, pour la deuxième année consécutive, leurs investissements tout en maintenant leurs stocks. Le pouvoir d'achat du revenu des ménages progresse en raison d'un ralentissement de l'inflation. Cela favorise un rebond de leur consommation après sa contraction exceptionnelle en 2012.

    Economie mondiale affaiblie

    Selon le FMI, en 2013, " la croissance mondiale est faible, les moteurs de l'activité changent et les risquent de dégradation persiste ". L'activité économique des pays émergents évolue désormais à des rythmes moindres qu'auparavant. Ainsi, la Chine, deuxième économie mondiale progresse d'un peu plus de 7% par an après avoir connu des taux supérieurs à 10% dans les années 1990 et 2000. La situation des pays avancés reste contrastée. La croissance de la zone euro (-0,4% estimée en 2013) est freinée par la récession qui persiste en Italie, au Portugal, en Espagne et en Grèce. La reprise est plus nette aux Etats-Unis, au Japon, en Norvège et au Royaume Uni avec des taux de croissance supérieurs à 1%. La progression du commerce mondial est estimée à 2,9% pour l'année 2013.

    PIB : +0,2% en 2013

    Le produit intérieur brut (PIB) de la France, après un début d'année en demi-teinte (-0,1%) a nettement rebondi au deuxième trimestre (+0,6%) grâce à la surconsommation d'énergie liée aux basses températures. En été, l'activité a, à nouveau, marqué le pas (-0,1%). Pour la fin de l'année, l'INSEE table sur un rebond de 0,4% du PIB, le climat des affaires étant mieux orienté. Enfin, les importations progressent plus vite que les exportations entrainant la dégradation de la balance commerciale. La croissance pour l'ensemble de l'année 2013 atteindrait +0,2% contre une croissance nulle en 2012.

    Dégradation du taux de marge des entreprises

    Faute de perspectives favorables, mais surtout en raison d'un certain resserrement du crédit et d'une surcapacité de production, l'investissement des entreprises diminue de près de 2% comme en 2012. Au niveau des comptes, la situation des entreprises s'est encore dégradée au troisième trimestre, avec un excédent brut d'exploitation en baisse sous les effets combinés d'une hausse de la masse salariale et des cotisations et impôts. Le taux de marge a chuté au troisième trimestre à son plus bas niveau (27,7%) depuis la fin 1985. Une hausse de ce ratio est jugée impérative par les entreprises pour accroitre leurs effectifs.

    L'inflation favorable au pouvoir d'achat

    Du fait de la détérioration du marché de l'emploi (87 000 emplois perdus dans le secteur privé), les salaires ont moins progressé qu'en 2012. Cependant, les ménages ont bénéficié d'une hausse des prix (+0,9% contre +2% en 2012) inférieure à ce qui était prévu lors des négociations salariales en début d'année. Leur pouvoir d'achat s'en est trouvé amélioré, et cela malgré la progression des impôts (+5,3%) et des prélèvements sociaux.

    Consommation des ménages en hausse de 0,4%

    La consommation des ménages, après avoir reculé de 0,4% en 2012, s'est redressée de 0,4%. L'INSEE souligne que les achats de services et d'énergie pour le chauffage a été un facteur de hausse des dépenses. Les consommateurs différent leurs achats tels que le renouvellement en automobile (-4%) et les loisirs. Les dépenses en services liés au logement progresseraient en raison de l'anticipation de la hausse de la TVA en 2014. Enfin les achats de biens immobiliers reculent de 4% après une baisse de 3,7% en 2012.

    Chiffres clés de la conjoncture française 2013 et premières tendances 2014

    Evolution du taux de croissance du PIB, de la consommation, des investissements des entreprises, de la construction du commerce extérieur, de l'inflation et du marché de l'emploi au cours des 4 derniers trimestres.