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    Conjoncture française en 2009

    30 mars 2009

    Pour la première fois depuis 60 ans, selon le FMI, l'économie mondiale est en train de se contracter. Les mesures d'envergure visant à stabiliser la situation financière mais aussi à soutenir l'activité économique devraient limiter l'ampleur de la crise. La dégradation économique se traduit notamment un repli exceptionnel du commerce mondial (-9% prévu en 2009). Les pays à vocation exportatrice, comme le Japon, l'Allemagne et les pays d'Asie, en sont les plus affectés.

    Inflation

    En France, depuis l'été 2008, l'économie française enregistre un net mouvement de baisse des prix à la consommation. Sous l'impact de la chute vertigineuse des cours du pétrole, l'inflation, après avoir culminée à 3,6% en juin et juillet derniers, s'est repliée à 1% en fin d'année. La déflation pourrait atteindre -0,6% en juin prochain. Hors énergie, les prix progresseraient de 1,4%.

    Consommation et investissement des ménages

    Pénalisés par la baisse du pouvoir d'achat, les ménages ont peu augmenté leur consommation en 2008. Le poste de dépenses le plus affecté a été l'alimentation, en baisse de 1,9%. Inquiets par la hausse du chômage, les consommateurs limiteraient leurs achats en 2009 ( 0,6%). Le fait marquant pourrait être la faible progression des achats de services. Depuis le printemps 2008, le niveau élevé des prix des logements, les anticipations de baisse de prix ainsi que le durcissement des conditions de crédit, accélèrent la baisse des investissements immobiliers (-3,1% en 2009 contre -1,1% en 2008 et 3,0% en 2007).

    Emploi et salaires

    Depuis le deuxième trimestre 2008, le marché du travail enregistre des pertes d'emploi. L'emploi salarié du secteur privé a reculé de près de 160 000 postes au cours des 6 derniers mois de 2008. L'INSEE prévoit un repli de près de 400 000 emplois au cours des six premiers mois de 2009. Les secteurs les plus touchés sont l'intérim, l'industrie et la construction. Les secteurs de la santé, de l'éducation privée ainsi que les dispositifs d'aides à l'emploi devraient créer près de 50 000 emplois au premier semestre 2009.

    Le repli de l'inflation et l'augmentation du chômage devraient freiner fortement les salaires. Cependant, le pouvoir d'achat serait soutenu par la baisse des prix observée en début d'année.

    Activité des entreprises

    Le climat des affaires en France est descendu depuis le début de l'année, en dessous de son point bas de 1993. La baisse de la production française est surtout imputable à la contraction de la production industrielle, notamment la construction automobile (baisse de 23% en fin d'année). Le repli de l'activité toucherait aussi les autres secteurs, y compris les services. Les investissements des entreprises, en raison de la sous utilisation des équipements et de la dégradation des conditions de crédit, reculeraient de près de 8% au cours du premier semestre 2009.

    Perspectives

    En 2009, la croissance mondiale accuserait, selon les grandes banques, un repli de 1,6%. La récession en Europe comme pour les autres pays développés approcherait -3%. Seuls les pays émergents poursuivraient leur croissance mais à un rythme nettement ralentie. La croissance chinoise devrait se situer entre 6 et 8% contre plus de 10% en 2003-2007.

    Selon les dernières hypothèses du Ministère de l'Economie, " compte tenu des incertitudes extrêmement élevé ", le produit intérieur brut de la France reculerait de 1,6% en 2009. L'INSEE, plus pessimiste, prévoit, pour 2009, une croissance négative de -2,9% en cas de stabilisation au deuxième semestre 2009.

    Cette lettre est réalisée par : Muriel Doyen, Pierre-louis Passalacqua, Jean-luc Zeiler