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    Economie française : sortie de crise en 2015?

    14 avril 2015

    Après trois ans de croissance atone, les signes favorables à la reprise se multiplient. Tout d'abord, l'effondrement des cours pétroliers redonne du pouvoir d'achat aux ménages et améliore la marge des entreprises. Parallèlement, le repli de l'euro face au dollar améliore la compétitivité des exportations européennes. Enfin, la politique de la Banque centrale européenne soutient le financement des investissements des acteurs économiques à des taux d'intérêt très intéressants.

    Effet durable de la crise de 2009

    La dépression de 2009 a durablement bouleversé l'économie mondiale. Le fort ralentissement des pays développés a entrainé une baisse de régime dans les pays émergents, exportateurs de produits industriels et de matières premières. Une des conséquences a été, au deuxième semestre de 2014, la chute des cours des matières premières et en particulier du pétrole. En 2015, l'activité économique, dans la plupart des pays émergents resterait modérée en raison d'une demande internationale terne.

    Net ralentissement de l'économie chinoise

    La Chine pourrait même enregistrer cette année sa plus faible croissance économique depuis plusieurs années (PIB 2015 :+7% prévu contre +10% dans les années 2000). Pour d'autres pays émergents comme la Russie, l'Ukraine, le Brésil, l'Argentine et le Venezuela, leur activité devrait, selon les prévisionnistes, basculer en récession. A l'inverse, le taux de croissance du PIB de l'Union européenne passerait de 0,9% en 2014 à 1,4% en 2015.

    France : amélioration du climat des affaires

    L'INSEE relève qu'en mars 2015, le moral des chefs d'entreprises en France s'est amélioré après trois mois de stabilité. Cependant, il demeure inférieur à sa moyenne de longue période. La production de biens et services devrait monter en régime au cours des prochains mois. Toutefois, le secteur de la construction devrait voir son activité à nouveau reculer. Selon la Banque de France, les entreprises s'engagent de plus en plus dans de nouveaux projets. En 2015, la hausse des investissements prévus en 2015 serait de 0,5%.

    Reprise insuffisante pour relancer les embauches

    Malgré les mesures gouvernementales comme le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) pour réduire les charges des entreprises, celles-ci restent encore insuffisantes pour permettre une reprise de l'emploi dans le secteur privé. L'INSEE estime que le taux de chômage atteindra 10,6% en juin prochain contre 10,1% un an auparavant, et ce, malgré l'augmentation des emplois aidés.

    Hausse du pouvoir d'achat des ménages

    Le niveau élevé du chômage pèse sur les négociations salariales. Toutefois, la quasi disparition, non anticipée, de l'inflation (-0,1% prévue à la mi-2015 et +0,4% en fin d'année), augmente le pouvoir d'achat des ménages (salaires et prestations sociales après impôts). Calculé par unité de consommation (pris en compte des évolutions démographiques), il devrait s'améliorer de 0,8% en 2015 compte tenu de la moindre hausse des impôts (+0.8% en 2015 contre +1,4% en 2014).