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    Franchissement de la barre des 80 dollars le baril

    06 January 2010

    Actuellement, tous les facteurs sont réunis pour gonfler le cours du pétrole : le début de l'hiver, les tensions au Moyen Orient, celles entre la Russie et la Biélorussie sans oublier la reprise économique et les quotas inchangés de l'OPEP.

    Rebond exceptionnel du cours du baril en 2009

    Après une chute de 60% en 2008, le prix du pétrole a rebondi au niveau dit "acceptable" pour les producteurs, soit 70-80 dollars le baril, dès le début août. Passant de 40 dollars en début d'année 2009 à près de 80 dollars en fin d'année, le pétrole a ainsi enregistré sa plus forte hausse annuelle depuis 1999. En décembre le cours a oscillé entre 72 et 78 dollars pour une moyenne mensuelle de 75 dollars contre 76,7 en novembre.

    La moyenne annuelle du cours du Brent s'établit à 61,6 dollars contre 97,0 en 2008.

    Prudence de l'OPEP

    Pour l'OPEP, 2009 a été l'une des pires années pour la demande mondiale de pétrole. Malgré une certaine reprise en fin d'année, la contraction est estimée à 1,4 million de baril/jour, soit une baisse de 1,6%.

    Fin décembre, la dernière réunion de l'OPEP en Angola, aura été très discrète. Pour la quatrième fois, il a été décidé de maintenir les quotas, fixés à la fin de 2008 pour stopper la chute brutale des cours du baril.

    Pour réaliser l'objectif de production, le secrétaire général de l'organisation, a souhaité que les restrictions soient respectées à hauteur de 75%. Soulignant que "étant donné les fondamentaux baissiers du secteur de l'énergie, le cartel peut s'estimer heureux que les prix ne soient pas plus bas qu'ils ne le sont actuellement ".

    Des stocks élevés

    Les stocks demeurent à un niveau sensiblement supérieur à la moyenne saisonnière. Les réserves des pays industrialisés représentent 60 jours de consommation, hors stockage en mer. Près de 55 millions de barils de brut et 98 millions de barils de produits pétroliers seraient stockés dans les cales des pétroliers à l'ancre, selon l'AIE. L'OPEP cherche à réduire le niveau de ces stocks, qui pourraient peser sur les prix au cas où la reprise serait plus faible que prévue.

    Incertitude pour 2010

    Selon le président de l'OPEP, des doutes subsistent sur les leviers de la reprise. Il a rappelé les " incertitudes persistantes dans le secteur financier et les craintes sur la vigueur de la croissance ", provoquées par le chômage et " la crainte que les plans de relance économique ne s'arrêtent trop rapidement ". La demande de pétrole progresserait de 1%. La Chine représenterait 45% de la hausse, le Moyen Orient 29% et les États-Unis 28%.

    Selon les analystes, les cours se situeraient en 2010 entre 65 et 90 dollars le baril.

    Baisse des prix des carburants à la pompe

    En France, les prix à la pompe du gazole se situent, pour le mois de décembre, en baisse de 3,8% par rapport au mois de novembre (-1,7% pour les prix du super 98). Sur les onze premiers mois 2009, les livraisons de gazole ont augmenté de 1% par rapport à la même période de 2008 (baisse de 3,3% pour les supercarburants).

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    Cette lettre est réalisée par : Murielle Doyen, Pierre-louis Passalacqua, Jean-luc Zeiler