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    Hausse du salaire de base en 2013 : +1,6%

    28 mars 2014

    Au cours de l'année 2013, le salaire mensuel de base a progressé de 1,6%, déduction faite de l'inflation (+0,7%) ; le salaire réel augmentant de 0,9% sur l'année. Les salariés, qui ont bénéficié d'augmentations supérieures à la moyenne (+2,1%), travaillent dans les secteurs des équipements électroniques, de la chimie et l'informatique. En 2012, le salaire de base avait progressé de 2,1% avec une inflation de 1,3%, soit une augmentation du salaire réel de 0,8%.

    Nouvelle année de modération salariale

    Les enquêtes menées par les cabinets Hay et Aon Hewitt auprès des grandes entreprises montrent que les entreprises adaptent leur politique salariale au ralentissement de l'inflation. L'évolution des rémunérations envisagée avant la fin de 2013 se basait sur une hausse des prix de 1,6% sur l'année 2014. Actuellement les prévisions d'inflation tournent autour de 1,2%. Dans leur volonté de maitriser leurs coûts, les entreprises ont été conduites à revoir à la baisse leur enveloppe salariale sans affecter le pouvoir d'achat de leurs salariés.

    Combinaison d'augmentation générale et individuelle

    L'analyse des budgets souligne l'importance des augmentations individuelles (+2,3%) par rapport aux augmentations générales (+1,3%). Plus de la moitié des entreprises combineraient les deux, 30% d'entre elles pratiquant les seules augmentations individuelles. Les études soulignent que les augmentations sont moins différenciées selon la catégorie sociale qu'auparavant.

    SMIC : 9,53 euros/heure depuis le 1er janvier 2014

    Le salaire minimum applicable en 2014 s'établit à 9,53 euros par heure, soit 1 133 euros net par mois. L'augmentation annuelle atteint 1,06% contre 2,3% en 2013.

    Politique salariale prudente

    Pour le moment, la reprise de l'économie française reste très fragile. La situation du marché du travail est encore loin de donner des signes d'amélioration. Les banques prévoient une croissance de 0,8% en 2014 et de 1,2% en 2015, le taux de chômage restant au dessus de 10%. Dans ce contexte d'incertitude, les entreprises restent prudentes dans leur politique salariale future.