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    L'OPEP perd le contrôle du baril

    10 June 2011

    La confusion a régné lors de la dernière réunion de l'OPEP. Malgré les appels des pays consommateurs à la détente, l'Iran et l'Arabie Saoudite se sont affrontés sur l'évolution de l'offre du cartel. Aucun accord n'a pu être trouvé pour limiter la hausse des cours du baril de pétrole.

    Le cartel divisé

    Le porte-parole de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole a déclaré que la réunion ordinaire du 8 juin s'est terminée dans la confusion. Selon lui, "Nous sommes incapables de parvenir à un consensus pour augmenter notre production". Cet aveu détonne pour une organisation, jusqu'ici, consensuelle dans ses prises de décision.

    L'Iran accuse les spéculateurs

    Présidant la conférence du cartel pétrolier, le représentant iranien a déclaré : "La spéculation excessive sur les marchés à terme augmente la volatilité sans rapport avec les fondamentaux". L'Iran considère que l'offre est suffisante dans une conjoncture incertaine : "grâce aux efforts de l'OPEP, le monde reste bien approvisionné en pétrole, avec une capacité de réserve suffisante et des stocks adéquats. "

    Perte d'influence des saoudiens

    L'Iran, soutenu par six autres pays (l'Angola, l'Algérie, l'Equateur, l'Irak, la Libye et le Venezuela), s'oppose clairement aux pays du Golfe. L'Arabie saoudite et ses voisins souhaitaient augmenter les plafonds de production pour ramener le baril en dessous de 100 dollars. La rivalité avec l'Iran, combinée avec de grandes incertitudes politiques et économiques, a abouti à un profond désaccord sur une augmentation de la production.

    Pétrole trop cher pour les consommateurs

    Les quotas de l'OPEP, près de 40% du pétrole mondial, demeurent inchangés depuis le 1er janvier 2009. Au fil des derniers mois, le cours du brut, poussé par les troubles au Moyen Orient, a franchi le seuil des 100 dollars le baril. Les principaux pays consommateurs, regroupés au sein de l'Agence internationale de l'Energie scandent que " la hausse des prix du brut depuis septembre affecte la reprise ".
    Au mois de mai, le cours mensuel du baril de Brent était revenu au niveau des cours moyens enregistrés en février et mars derniers, soit 114 dollars, prix jugé trop élevé par l'AIE.

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    Evolution des cours des matières premières

    Cette lettre est réalisée par : Jean-luc Zeiler Pierre-louis Passalacqua, Géraldine Sourdot