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    La situation financière des petites villes de France : l'étude de la Banque postale

    14 December 2022
    Cette lettre est réalisée par : Marie Fortier
    , Laurence Janus Nardin

    L'étude " Regard financier sur les petites villes " de la Banque Postale réalisée en partenariat avec l'Association des Petites Villes de France, présente les indicateurs financiers 2021 des communes de 2 500 à 25 000 habitants. Cette étude publiée en décembre 2022 montre qu'en 2021, les 4 095 " petites villes " concentrent 39 % de la population nationale et représentent 36 % du budget total de l'ensemble des communes (hors Ville de Paris).

    L'année 2021 a été celle de la reprise

    L'année 2021 a été marquée par la reprise des services et se conclue par une situation financière favorable pour les petites villes, avec notamment une augmentation globale de l'épargne brute de 3,6 %.

    En effet, après une année atypique, les dépenses de fonctionnement repartaient à la hausse en 2021 (+ 2,8 % contre - 1,9 % en 2020). Même phénomène du côté des recettes de fonctionnement qui augmentaient de 2,9 % (alors qu'elles diminuaient de près de 1 % en 2020 en raison des lourdes pertes de recettes tarifaires).

    Mais les disparités persistent. Ainsi, avec une épargne brute quasi stable en 2021, les communes de moins de 5 000 habitants demeurent fragilisées à l'issue de la crise sanitaire, alors qu'elles étaient jusqu'ici plus épargnées que les communes du haut de la strate. Ces écarts devraient se creuser en 2022 et en 2023, notamment en raison de la crise énergétique.

    Inquiétudes sur les dépenses énergétiques

    Les aléas financiers nouveaux (inflation, hausse du point d'indice...), qui viennent peser sur les budgets des collectivités à partir de 2022, pourraient entraîner des conséquences disparates selon les petites villes ; certaines étant plus exposées que les autres notamment face à la contrainte énergétique.

    Le focus sur les dépenses d'énergie révèle que ces dépenses sont sensiblement plus élevées dans les petites villes du bas de la strate. Elles représentent 5,3 % des dépenses réelles de fonctionnement dans les communes de moins de 5 000 habitants, contre 3,8 % dans les communes de plus de 15 000 habitants. Une attention particulière devra donc être portée à ces petites villes déjà ébranlées par la crise sanitaire.

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