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    La startup du mois : Adok

    09 août 2019

    Créée en avril 2016, Adok développe une solution qui permet de projeter sur n'importe quelle surface un contenu tactile et interactif. Le boitier intelligent transforme ainsi une table ou un simple mur en écran tactile interactif.

    Un petit boitier pour remplacer le vidéoprojecteur

    La solution développée par Adok se présente sous la forme d'un petit boitier alimenté par une batterie intégrée d'une autonomie de 2 heures. D'une hauteur inférieure à 40 cm pour un poids de 3kg, l'appareil intègre un PC complet avec webcam, Wifi, micro et haut-parleurs, un assistant vocal et, bien sûr, un projecteur HD permettant une image jusqu'à 38 pouces.

    Posé sur la table, il permet donc de projeter un contenu préalablement enregistré dans l'appareil, de façon totalement autonome ou même depuis une tablette ou un smartphone à proximité, grâce à la connexion Wifi. Grace à la reconnaissance d'image, l'utilisateur va pouvoir interagir avec la projection et rendre celle-ci plus attractive.

    Une association de profils pour une collaboration fructueuse

    La force des trois cofondateurs réside probablement dans l'association de profils différents. Paul Péretié, président de la société, est titulaire d'un master en économie appliquée et d'une spécialisation en entreprenariat et innovation. Jimmy Roux, CTO et responsable R&D, est ingénieur des mines de Saint-Etienne. Le troisième associé, Renan Bourgois, est le plus expérimenté avec une quinzaine d'années dans différents postes à responsabilité du groupe EDF. Un point commun toutefois, tous les trois ont suivi, à des périodes différentes, une formation spécialisée en entreprenariat et innovation à l'ESCP. Chacun apportant sa pierre à l'édifice, les trois associés sont allés très vite pour passer d'une idée, rendre le vidéoprojecteur aussi simple d'utilisation qu'un smartphone, à un produit abouti, fabriqué en France et déjà commercialisé auprès de clients grands comptes (SNCF, Eiffage, BNP Paribas, Natixis ou La Poste) mais aussi des clients PME puisque la solution est proposée à moins de 2000 euros. Son objectif est d'atteindre au moins 1000 unités vendues en 2019.

    Supprimer l'ennui en réunion

    Selon une étude de TNS, publiée en 2015, si la grande majorité des salariés participent activement aux réunions auxquelles ils assistent (87%), paradoxalement, près de 3 personnes sur 4 s'ennuient pendant celles-ci en ayant le sentiment de perdre leur temps. Temps parfois utilisé pour d'autres activités telles que consulter ses courriels, envoyer des SMS et même, pour 42% des personnes interrogées, préparer une prochaine réunion.

    L'IFOP, pour sa part, a publié une autre étude montrant que les cadres ont passé 27 jours en réunion en 2018. Durée en forte augmentation puisqu'en 2016, cette durée n'était estimée qu'à 24 jours par l'institut de sondage. L'étude montre surtout que, si la durée d'une réunion est en baisse, passant de 1h20 en 2016 à 1h09 en 2018, le nombre de réunions hebdomadaires a augmenté de près de 15% avec 3,5 réunions par semaine en 2018.

    Une levée de fonds pour se développer

    En 2018, Adok a réalisé une levée de fonds d'un million d'euros auprès de Waterstart Capital (NCI) et de business angels. Cet argent a permis de débuter l'industrialisation de son projecteur intelligent. Elle a également été récompensée d'un prestigieux prix de l'innovation au CES de Las Vegas en janvier 2019 et du prix TechOff 2019 de ParisTech Entrepreneurs.

    Selon Paul Péretié, le marché est important, plusieurs dizaines de millions d'euros et plusieurs dizaines de milliers d'unités par an en Europe selon lui. Mais la concurrence existe avec le Sony Xperia Touch, produit qui vise plus le consommateur ou encore les grands écrans tactiles plus chers et surtout beaucoup moins mobiles.

    Avec ses 15 salariés, l'entreprise n'est pas encore prête pour envisager un développement à l'international et, pour l'instant, elle recherche plutôt des partenariats avec des distributeurs spécialisés en bureautique pour augmenter ses ventes.

    Cette lettre est réalisée par : Denis Kientz, Pierre-louis Passalacqua

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