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    Le cours du pétrole au plus haut

    08 avril 2010

    Porté par les prévisions de sortie de crise, le cours du baril de Brent a franchi le seuil des 80 dollars dès le début du mois de mars. La moyenne du mois s'établit au plus haut depuis septembre 2008. L'OPEP, lors de sa réunion de mars, s'est dite satisfaite des cours actuels.

    Rebond de la demande mondiale

    L'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) anticipe un rebond de la demande mondiale, après deux années consécutives de recul : "cette croissance est le résultat de la reprise attendue de l'économie mondiale. La plus grande part de la croissance est attendue dans les régions Asie-Pacifique et Moyen-Orient", précise l'EIA, en ajoutant qu'elle revoyait à la baisse ses hypothèses pour l'Europe. Selon l'agence, la consommation des américains en 2011 resterait bien inférieure à son sommet atteint en 2005.

    L'OPEP, qui fournit 40% de la production mondiale de brut et recèle 80% des réserves d'or noir de la planète, s'est toutefois montrée prudente sur la réalité de la reprise économique, qu'elle juge encore fragile et incertaine.

    85 dollars au quatrième trimestre 2010

    L'EIA table sur un raffermissement du cours du brut autour de 85 dollars en fin d'année. De son côté, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, lors de sa récente réunion ordinaire, a jugé le cours actuel autour de 80 dollars en adéquation avec ses projets d'investissements. L'OPEP a, par ailleurs, rappelé les risques que font peser les spéculateurs sur les cours du pétrole en accentuant les fluctuations des cotations.

    Les prix du pétrole, après deux ans de grande volatilité, ont retrouvé actuellement "des niveaux plus stables et plus réalistes" qui "profitent à tous", a expliqué le président de l'organisation. Cette spéculation a fait que "le marché a été marqué par des facteurs qui n'ont rien à voir avec l'offre et la demande", a insisté le président en exercice, jugeant nécessaire d'éliminer ce "fléau" grâce à une meilleure régulation. La spéculation est "un élément particulièrement déstabilisateur" pour les marchés, a-t-il souligné.

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    Cette lettre est réalisée par : Muriel Doyen, Pierre-louis Passalacqua, Jean-luc Zeiler