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    Le cours du pétrole décroche de 13% en mai

    05 juin 2012
    Le 15 février dernier, le cours du pétrole Brent cotait près de 126 dollars par baril. Depuis, la morosité des milieux d'affaires provoque la baisse des prix. Au mois de mai, la chute a atteint 12,7% (-3% en avril). Le plancher des 100 dollars vole en éclat dès le début juin. Pour les entreprises et les consommateurs français, le repli du cours du brut s'atténue avec la remontée du dollar face à l'euro. Le prix du fuel lourd se replie de 6,1% sur le mois, le gazole de 3,4%.

    Faiblesse de l'économie européenne

    L'aggravation de la situation financière de la zone euro hypothèque une reprise de la croissance dans les pays membres, représentant un peu plus de 16% de la consommation mondiale de brut. L'aversion au risque valorise le cours du dollar, ce dernier gagnant par rapport à l'euro 6% sur le mois. Selon certains analystes financiers, l'éclatement de la zone euro ferait chuter le cours pétrolier à 60 dollars/baril pendant deux ans.

    Net ralentissement de la consommation mondiale

    L'OPEP estime que la demande mondiale de pétrole progresserait de 4,2% en 2012 contre 5,1% en 2011. L'Amérique du Nord (26% du marché) diminuerait ses achats de 0,4%, l'Europe de l'Ouest (16% du marché) de 1,8%. Cependant c'est surtout l'impact de la Chine qui est considérable sur l'évolution des cours du brut. Selon l'OPEP, la hausse de la demande chinoise a représenté 60% de la demande supplémentaire de pétrole en 2011 (44% prévu en 2012). Le fléchissement de l'activité industrielle chinoise explique aussi la baisse des cours.

    Rebond déjà envisagé des cours

    La chute des cours pétroliers reste contraire à la politique des états pétroliers et en particulier de l'Arabie Saoudite. L'OPEP plaide pour une stabilité des cours garant de la pérennité des régimes au Moyen Orient, secoué par les printemps arabes, sans oublier le besoin de financement extrêmement coûteux des investissements pétroliers nécessaires à la continuité de la production de brut. Pour les producteurs, un bon prix tourne autour de 100 dollars le baril. Les prévisions, à l'horizon 2014, varient entre 99 et 130 dollars/baril, selon les analystes.