Social, finance, fiscalité, économie, réglementation, vie des affaires, information sectorielle…
interrogez les 200 experts SVP sur toutes vos questions professionnelles

    Le prix du baril gagne 5 dollars en juillet 2013

    07 August 2013

    Après deux mois de yoyo entre 100 et 105 dollars, le baril de Brent a entamé un retour vers les 110 dollars. Le cours moyen du mois de juillet s'établit à près de 108 dollars contre 103 dollars en juin. La persistance des tensions au Moyen-Orient et la tendance à l'augmentation des coûts expliquent ce rebond.

    Al Qaida

    Les menaces d'attentats en août par Al-Qaïda au Moyen-Orient et en Afrique du Nord dopent les cours pétroliers en raison du risque d'attaque contre un pays producteur. Les tensions politiques en Egypte pourraient aussi perturber les services de transit du brut par le canal de Suez. Enfin, les exportations libyennes ont chuté de plus de 70%, en raison de la fermeture des principaux terminaux pétroliers lors de mouvements sociaux. La banque Goldman Sachs estime que le prix du pétrole devrait se maintenir autour de 100-105 dollars pour les 12 prochains mois malgré l'afflux de pétrole issu du schiste américain.

    Hausse des coûts d'extraction

    Pour répondre à la demande, les compagnies pétrolières doivent découvrir de nouveaux champs et en particulier prospecter les fonds de l'océan pour remplacer leurs réserves continentales en voie d'épuisement. Les coûts d'exploration et de production off-shore deviennent considérables. Certains analystes situent le cours pétrolier à 120 dollars pour poursuivre les investissements.

    Hypothèse de baisse de la demande

    Selon the Economist, d'ici 2020, la demande de brut va chuter en raison de l'exploitation croissante des gaz de schiste et de l'arrivée de nouvelles technologies limitant l'utilisation d'hydrocarbures dans les transports, l'industrie et le logement. L'Agence américaine de l'énergie, EIA, contredit cette hypothèse en estimant que la consommation de pétrole en Chine et en Inde va augmenter, d'ici 2040, de plus de 25 % la demande mondiale de brut. Pour l'heure, la consommation de pétrole progresse malgré la décélération de l'économie chinoise. En effet, la Chine, deuxième consommateur mondial même avec une croissance plus lente exige une augmentation de ses approvisionnements, limitant la baisse de prix des matières premières.