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    Les trames vertes et bleues: les corridors de la biodiversité

    01 février 2011

    Il existe déjà en France de nombreux ilôts protégeant la biodiversité (parcs nationaux, réserves naturelles...), mais les espèces animales et végétales y sont parfois "enfermées". L'objectif du Grenelle de l'environnement est de leur proposer des voies de communication: les trames vertes et bleues.

    Une existence juridique reconnue

    Ces trames existaient déjà mais la loi Grenelle II leur donne une existence juridique (1).
    Au niveau de la planification, ces trames vertes et bleues seront notamment mises en oeuvre par le schéma régional de cohérence écologique.

    Les objectifs

    L'objectif des trames vertes et bleues est de préserver et d'améliorer la biodiversité, dégradée notamment par la fragmentation des espaces naturels.

    Comme leurs noms l'indiquent, la trame verte fait référence aux milieux naturels terrestres et la trame bleue aux cours d'eau et zones humides.

    Le but est donc de remettre en état les réseaux de milieux naturels permettant aux espèces de circuler et de se développer.

    Ces réseaux d'échanges sont appelés par la loi les "continuités écologiques": ils sont constitués des "réservoirs de biodiversité", qui doivent être reliés par les "corridors écologiques".

    Différentes techniques peuvent être mises en oeuvre

    La construction d'une autoroute, par exemple, peut constituer un obstacle à la circulation des espèces animales ou végétales (pollen notamment). Un pont végétalisé ou un tunnel pourront rétablir la continuité écologique.

    Autre technique de corridor: les pas japonais. Ils consistent à créer de petites mares pour relier entre eux des plans d'eau trop éloignés, permettant aux grenouilles, libellules et autres amateurs d'eau de changer de décor et de se développer.

    Encore plus simples, des ouvertures dans les clôtures de jardins laisseront passer hérissons et crapauds...

    (1) article 121 de la loi ENE n° 2010-788 du 12 juillet 2010, complétant le code de l'environnement (articles L.371-1 et suivants)

    Cette lettre est réalisée par : Marina Bernardini, Aurélie Dabon