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    Statu quo de l'OPEP

    03 April 2009

    L'OPEP a décidé de laisser sa production inchangée, tout en demandant à ses membres de mieux respecter l'application de leur quota. Le cours du baril, depuis novembre dernier s'est stabilisé entre 40 et 50 dollars.

    OPEP : réunion du 15 mars dernier

    A l'issue de sa réunion du 15 mars dernier, l'OPEP a décidé de laisser sa production inchangée. Cependant l'organisation a demandé à ses membres d'être plus disciplinés dans l'application de leur quota. Les pays regroupés au sein de l'OPEP produisent environ 39% de la production mondiale.

    Selon une récente étude, la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole demeurerait supérieure à ses quotas. Certains pays, comme l'Angola, l'Iran et le Venezuela, ne respecteraient pas les baisses de production décidées depuis septembre pour tenter d'enrayer la chute vertigineuse du prix du baril.

    Un baril entre "60 et 75 dollars", acceptable pour l'Arabie Saoudite

    L'Arabie Saoudite estimait, il y a quelques mois, qu'un prix de baril entre "60 et 75 dollars" était acceptable. Ce pays a cependant revu à la baisse ses ambitions puisqu'il déclarait, juste après la conférence de l'OPEP, qu'il fallait un baril à 70 dollars. L'Algérie, réclame des prix autour de 75 dollars. Les Iraniens, quant à eux, souhaitent un baril de brut à 100 dollars. Les prix actuels ne peuvent pas répondre aux besoins énormes d'investissement. Selon certains spécialistes, l'industrie pétrolière aurai besoin, chaque année, d'environ 500 milliards de dollars d'investissements pour maintenir l'équilibre du marché. Le secrétaire général de l'OPEP a toutefois affirmé que les pays producteurs peuvent "peut-être vivre avec ce prix de 40-50 dollars" le baril "en raison des circonstances (économiques) actuelles", soulignant, par là même, le caractère temporaire du niveau actuel des cours.

    La demande trop faible pour plus de 50 dollars le baril

    Des analystes estiment toutefois que l'état de la demande reste trop faible pour justifier des prix à plus de 50 dollars.

    En tout état de cause, le cours du baril, depuis novembre dernier s'est stabilisé entre 40 et 50 dollars.

    A l'issue de la réunion du G20 à Londres, les acheteurs pétroliers ont suivi prudemment l'envolée boursière, répondant ainsi avec enthousiasme aux annonces faites par les dirigeants du G20 pour relancer l'économie mondial. Ces derniers ont notamment triplé les ressources du Fonds monétaire international (FMI) en lui attribuant 750 milliards de dollars de fonds supplémentaires.

    Soulignons enfin que le pétrole comme les autres matières premières a aussi profité de la dépréciation du dollar, favorable aux achats de matières premières.

    Agenda (OPEP)

    -28 mai 2009, réunion extraordinaire à Vienne (Autriche)

    - 9 septembre 2009, réunion ordianire

    à Vienne (Autriche)

    Tendance

    Fourchette des prévisions :

    - entre 34 et 60 dollars le baril à l'horizon de mai 2009.

    - entre 40 et 78 dollars le baril à l'horizon de mars 2010.

    Marché à terme :

    Livraison pour juin 2009 : 51-52 dollars le baril.

    Cette lettre est réalisée par : Muriel Doyen, Pierre-louis Passalacqua, Jean-luc Zeiler