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    Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail peut-il recourir à un expert ?

    Note en date du 10/11/2021

    A noter : le CSE a remplacé le CHSCT depuis le 1er janvier 2020.  Pour pallier la suppression du CHSCT suite aux ordonnances du 22 septembre 2017, une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) doit être mise en place, au sein du CSE, dans les entreprises ou les établissements de plus de 300 salariés. Néanmoins, cette instance ne peut pas recourir à un expert. Ces dispositions sont donc rappelées à titre informatif.

    Le comité d'hygiène, de sécurité, et des conditions de travail (CHSCT), ne dispose pas d'un droit général à l'expertise. Il ne peut y recourir qu'en cas de :

    • risque grave, révélé ou non par un accident du travail, une maladie professionnelle ou à caractère professionnel, constaté dans l'établissement;
    • projet important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail;
    • projet de restructuration et de compression des effectifs.

    Le risque grave propre à justifier le recours à une expertise s'entend d'un risque concernant directement l'établissement, identifié et actuel.

    Le nombre de salariés concernés ne détermine pas à lui seul l'importance d'un projet modifiant les conditions d'hygiène, de sécurité ou de conditions de travail.

    Le recours à l'expert n'est pas subordonné à l'impossibilité pour le comité de trouver dans l'entreprise une personne susceptible de résoudre ses problèmes.

    Sources :

    Article L.4614-12-1 du Code du travail (ancien); Article L. 2315-38 du Code du travail; Cass. Soc., 25 novembre 2015, n°14-11.865 et CA Nancy, 25 juin 1996, n°95-2298;



    Notes d'expert sur le même thème

    Comment fixer le montant des frais d’atelier auxquels peuvent prétendre les travailleurs à domicile ?

    SOCIAL - RH / Conventions collectives - interprétation - 17/06/2022

    Selon le Code du travail, les frais d'atelier correspondent notamment au loyer, au chauffage et à l'éclairage du local de travail, à la force motrice, à l'amortissement normal des moyens de production.

    Pour connaitre le montant des frais d’atelier alloués aux travailleurs à domicile, il convient tout d’abord de se reporter à la convention collective afin de vérifier si des dispositions existent en la matière.

    En l’absence d’accord, les frais d'atelier auxquels ont droit les travailleurs à domicile sont déterminés par arrêté du préfet dont dépend l'établissement du donneur d'ouvrage.

    En l'absence de convention, accord collectif ou d'arrêté préfectoral déterminant les frais d'atelier, leur montant doit être fixé par accord des parties (directement dans le contrat de travail ou un avenant à celui-ci par exemple).

    En cas de litige ou si les parties ne parviennent pas à se mettre d’accord sur les frais d’atelier, il appartient au juge de les déterminer.


     

     


    Comment fixer le montant des frais d’atelier auxquels peuvent prétendre les travailleurs à domicile ?

    SOCIAL - RH / Conventions collectives - interprétation - 17/06/2022

    Selon le Code du travail, les frais d'atelier correspondent notamment au loyer, au chauffage et à l'éclairage du local de travail, à la force motrice, à l'amortissement normal des moyens de production.

    Pour connaitre le montant des frais d’atelier alloués aux travailleurs à domicile, il convient tout d’abord de se reporter à la convention collective afin de vérifier si des dispositions existent en la matière.

    En l’absence d’accord, les frais d'atelier auxquels ont droit les travailleurs à domicile sont déterminés par arrêté du préfet dont dépend l'établissement du donneur d'ouvrage.

    En l'absence de convention, accord collectif ou d'arrêté préfectoral déterminant les frais d'atelier, leur montant doit être fixé par accord des parties (directement dans le contrat de travail ou un avenant à celui-ci par exemple).

    En cas de litige ou si les parties ne parviennent pas à se mettre d’accord sur les frais d’atelier, il appartient au juge de les déterminer.


     

     


    L'embauche d'un mineur de nationalité étrangère (non pris en charge par l'aide sociale à l'enfance) est-elle conditionnée à une autorisation de travail pour l'exercice d'une activité professionnelle de droit commun (hors alternance) ?

    SOCIAL - RH / Etrangers - 16/06/2022

    En principe, l'employeur doit demander une autorisation de travail à la préfecture pour toute embauche d'un étranger âgé de 16 à 18 ans.

    Cette procédure n'a toutefois pas à être respectée dans les 2 situations suivantes:

    - Le jeune poursuit ses études et souhaite travailler à titre accessoire (moins de 60% de la durée annuelle de travail soit 964h);

    - Il a conclu un contrat de travail d'une durée inférieure à 3 mois pour exercer l'une des activités visées à l'article D. 5221-2-1 du Code du travail (par exemple: artiste du spectacle, mannequinat, manifestation culturelle, sportive ou culturelle...).

    A cette occasion, l'administration accorde de plein droit au mineur une carte de résident ou une carte de séjour temporaire portant l'une des mentions énumérées à l'article L. 421-35 du CESEDA.

    Sources:

    - Articles R. 5221-1 à D. 5221-2-1 du Code du travail

    - Article L. 421-35 du CESEDA.


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